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Pau
Pau © Getty

Chasses à l’Homme. Épisode n°1 : Mystère, Mystère.

Diffusion du lundi 25 février 2019 Durée : 2min

Thierry Sagardoytho nous raconte un étrange fait-divers survenu dans la nuit du 4 mars 1984, près du Casino Municipal de Pau. Thierry nous présente l’affaire !

Dimanche 4 mars 1984, à Pau, un curieux fait-divers fait la Une de l’actualité départementale. Dans la nuit de samedi à dimanche, un homme se présente à l’accueil du Commissariat Central de la Rue O’Quin. Il est 4h30 du matin. Essoufflé et paniqué, l’inconnu livre un curieux récit au chef de Poste qui l’accueille.

L’homme, plutôt trapu et barbu, dit se prénommer José. Il s’exprime avec un fort accent espagnol. A l’écouter, lui et son compagnon, prénommé Jésus, circulaient à bord de leur véhicule près du parc Beaumont, à 2 pas du Casino Municipal. Il était environ 4h. Jésus lui demande de s’arrêter pour satisfaire un soudain besoin pressant. Il sort quelques instants et s’éloigne derrière un bosquet feuillu. Les minutes passent. José s’inquiète. Jésus ne revient pas. Il ouvre la fenêtre. Des cris fusent. José quitte l’habitacle et part à la recherche de son ami. Quelques instants plus tard, il est horrifié. Il tombe sur le corps de Jésus gît qui au milieu d’une mare de sang. Son crâne est fracassé. José fonce alors donner l’alerte.

Le Chef de Poste ordonne qu’une patrouille de 3 gardiens de la Paix se rende, séance tenante, au Parc BEAUMONT. 10 minutes plus tard, la Police est sur place. L’homme au fort accent espagnol disait vrai. Le corps d’un inconnu gît inanimé près des filets du terrain de tennis. Le SAMU arrive. Il est hélas trop tard. L’Inspecteur de permanence se présente à son tour. L’hypothèse d’un geste criminel ne laisse aucun doute. Le malheureux a été violemment agressé. Il y a des traces de lutte au sol. Le ou les agresseurs se sont servi d’un piquet qui servait à soutenir les filets de tennis. Selon ses papiers d’identité, la victime se nommait Jésus Gastanage. Âgé de 38 ans, il habitait à Tolosa, dans le Guipuzcoa. Pour les Policiers, ce meurtre sent le règlement de compte.