Replay du jeudi 28 février 2019

Chasses à l’Homme. Épisode n°4 : Pour rire…

Le 4 mars 1984 : les policiers palois découvrent le corps sans vie d’un jeune brocanteur, à 2 pas du Casino Municipal de la ville royale. Son compagnon donne l’alerte. Il est placé en garde à vue avant d’être mis hors de cause.

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Parc © Getty

Au terme de 48h de garde à vue, José, l’ex-compagnon du défunt, est remis en liberté. Aucune charge n’est retenue contre lui. Le mardi matin, les Policiers interpellent 5 jeunes garçons, au saut du lit. Tous sont mineurs, sauf un. Il vient à peine de souffler sa 18ème bougie. Tous sont placés en garde à vue. Ils ne tardent pas à se mettre à table. Les 6 garnements n’en sont hélas pas à leur coup d’essai. La semaine, ils sont étudiants. Mais, le week-end, il « s’amusent » à surprendre et détrousser des promeneurs solitaires en quête de rencontre. Des cibles d’autant plus commodes que certaines hésitent à déposer plainte. Par honte. Une semaine avant le meurtre de Jésus, le même petit groupe de voyous agressaient et dépouillaient un commerçant en goguette. Déjà.

Face aux Inspecteurs de la Crim’, les 6 suspects n’en mènent pas large. Ils racontent leurs péripéties nocturnes par le menu. La soirée de samedi avait joyeusement commencé, dans un restaurant du quartier du Hedas. Arrosant leurs retrouvailles dans un restaurant, ils ont ensuite regagné une « Boum » avant d’aller « s’amuser un peu », au Parc Beaumont. « Histoire de terminer la soirée en beauté » selon l’expression de l’un des suspects. Pour piéger le chaland, ils mettent en place le bon vieux scénario de l’appât. Le plus fin d’entre eux fait mine d’attendre le client. Ses camarades se planquent, au même moment, derrière les feuillages d’une cabane de chantier. Vers 4h30 du matin, Jésus Gastanaga arrive à pied. Il s’approche du jeune homme. 

Le trentenaire espagnol ignore ce qui l’attend. Pas méfiant pour deux sous, il suit pas à pas le jeune homme qui l’entraîne sur le court de tennis. A cet instant, la bande de malfaiteurs surgit de l’ombre. Elle lui bondit dessus avant de rouer Jésus de coups de poing et de pied. 5 d’entre eux s’acharnent sur leur malheureuse proie. Jésus n’a même pas la force de se défendre. De son véhicule, José, son compagnon, n’entend hélas rien de ce qui se déroule, à quelques dizaines de mètres de là. Le plus violent du groupe décide d’en finir. Il s’empare d’un piquet en bois qu’il assène sur la tête du malheureux. Jésus s’effondre. Pour lui, c’est terminé. Lâchement, le groupe de voyous assassins abandonne sa proie. Il se disperse à travers les feuillages, comme une volée de moineaux. 

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