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Face au juge...
Face au juge... © Getty

Évasion pour l’Échafaud : Voleurs Nés (Affaire Daubagna-Darget-Menaut)

Diffusion du jeudi 6 septembre 2018 Durée : 1min

Avril 1894 : un jeune Bayonnais et 2 autres détenus enfermés à la prison d’Orthez étranglent le gardien-chef avant de s’évader. 3 jours plus tard, ils sont arrêtés dans une auberge de Nay. Que disent les suspects pour leur défense ?

Face au juge d’instruction d’Orthez, les 3 fuyards-meurtriers passent aux aveux : leur évasion était mûrement préméditée. Mais, la liberté avait un prix : ôter la vie de leurs geôliers, le couple Moula. Seul rescapé, leur chien que les 3 fuyards vont enfermer dans la cuisine, de peur que ses aboiements n’empêchent l’évasion. Mais avant de prendre la clef des champs, les 3 évadés n’oublient rien de leurs mauvaises habitudes. Dans l’appartement du couple Moula, ils font main basse sur une montre en or, des écus et la somme rondelette de 2.000 Francs. Une fois dehors, les évadés se planquent 3 nuits durant à l’ombre d’une ferme abandonnée, dans le village de Casteide-Cami. Tenaillés par la faim, ils font alors halte à l’auberge Nayaise de la Mère Dufau. Grave erreur. Leur sanglante cavale n’aura duré que 3 jours. Le soir même, ils retournent sous les verrous.

Joseph Menaut a 23 ans. Il a le vol dans le sang. Dès son plus jeune âge, ce jeune Bayonnais chaparde tout ce qu’il peut. Incorporé dans l’armée de France, il est rapidement élevé au grade de sergent. Mais un énième vol lui vaut d’être mis à la porte. Démuni, Menaut s’essaie alors à la contrebande de cigarettes entre la France et l’Espagne. En vain. Il finit à la prison d’Orthez. Là, il fait la connaissance de Joseph Daubagna. Cet ancien domestique, âgé de 25 ans, vient d’être condamné aux travaux forcés. Lui aussi n’a pu s’empêcher de voler son employeur, un riche banquier Orthezien. Enfin, le dernier de la bande se nomme Jean Lacoste-Darget. Ce jeune homme venait de passer sa première nuit à la prison d’Orthez lorsque ses 2 voisins de cellule se sont fait la belle. Leur procès approche, dans l’ombre de la guillotine...