Affaires classées

Un coup facile... En apparence...
Un coup facile... En apparence... © Getty

L’Or ne fait pas le Bonheur. Épisode n°2 : un projet en Or !

Diffusion du mardi 15 octobre 2019 Durée : 2min

Affaires Classées remonte le temps en l’an 1857. Quatre voleurs de poules écroués derrière les barreaux de la prison de Pau concoctent un bien vilain projet de réinsertion...

Pierre, Louis, Jean et René sont quatre mauvais garçons embastillés derrières les hauts murs de l’antique prison paloise. Envisagent-ils de se racheter une conduite à leur sortie prévue dans quelques mois ? Pas vraiment. Au 19ème siècle déjà, la prison est davantage l’école du crime qu’elle ne rééduque les âmes et les cœurs de ses pensionnaires. Des projets, René Bordaguibel en a plein la tête. Sans un sou en poche, il lui faut bien d’abord se refaire la cerise ! Pour cela, il a un plan simple et facile. A Viodos, près de Mauléon, il a entendu parler d’une riche veuve qui habiterait une belle maison de campagne. Selon la rumeur, la Dame y planquerait un gros magot. Des dizaines, voire des centaines de milliers de francs... Et peut-être même de l’or qui viendrait, dit-on, du Pérou. Alléchés, ses trois voisins de cellule écoutent Bordaguibel avec le sourire aux lèvres. A l’entendre, le coup serait facile et rapide à faire.

René Bordaguibel et Louis Sangla sortent les premiers de la prison paloise. Sans un sou en poche, ils prennent immédiatement la direction de Mauléon. Bien décidés à rendre une petite visite, pas forcément de courtoisie, à la riche veuve Canton. En chemin, Bordaguibel semble hésiter. Le projet ne l’intéresse plus vraiment, dit-il. « Mais enfin, tu n’y penses donc pas, c’est un coup facile à faire » rétorque Sangla qui n’a qu’une idée en tête : alléger les poches de la vieille dame, coûte que coûte. Les deux compères arrivent à Mauléon, puis à Viodos. La maison de leur rêve a un nom : Berriex-Borde. A force de la scruter et de rôder autour, il leur faut maintenant fixer le jour et l’heure des opérations. Là, stupéfaction. Bordaguibel se dégonfle. Il ne veut vraiment plus. Il faudra faire sans lui. Redoute-t-il le pire ? Aurait-il raconté des balivernes à ses quatre camarades ? Sa décision est prise. Il rentre chez lui. Sangla fulmine...