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Un cambriolage qui tourne mal...
Un cambriolage qui tourne mal... © Getty

L’Or ne fait pas le Bonheur. Épisode n°3 : A l’assaut !

Quatre voleurs de poules fraîchement libérés de la prison de Pau concoctent un bien vilain projet : dérober l’or du Pérou qu’une riche veuve planquerait, à l’abri des regards, dans sa maison cossue du village de Viodos. A l’heure de passer à l’acte, l’un des voleurs fait marche arrière...

Louis Sangla est rouge de colère. Son ex-camarade de prison, René Bordaguibel, a tourné les talons. Il l’a lâchement abandonné alors que les deux lascars s’apprêtaient à cambrioler la maison de campagne de la veuve Canton, dans le village souletin de Viodos. Ce soudain volte-face n’inquiète pas Louis Sangla outre mesure. Sauf qu’il est hors de question qu’il y aille seul. Le jeune laboureur natif du village d’Arrautte-Charritte décide de patienter. Le 24 juin, Plachot et Rosier, ses deux ex-comparses, sortent à leur tour de prison. Comme prévu, ils prennent immédiatement la route de la Soule. Le trio se reconstitue aussitôt. Pour se donner du cœur à l’ouvrage, les trois hommes savourent un bon repas dans une auberge de Saint-Palais. Là, ils devisent sur leur projet. Sangla leur décrit l’habitation au détail près. Vendredi 3 juillet, il est 15h. Plachot et Sangla arrivent à Viodos. Ils mettent enfin leur vilain projet à exécution.

Les deux voleurs avaient théoriquement tout prévu. A cette heure de forte chaleur, chacun se consacre aux travaux des champs. L’habitation est donc logiquement vide de ses occupants. Les deux voyous pénètrent en file indienne. Rien ne se passe comme prévu. A l’étage, Pierre Plachot tombe nez à nez avec Marie-Jeanne Canton, la maîtresse des lieux. Assise sur une chaise dans le couloir, la riche veuve est occupée à des travaux de couture. Surprise par cet inconnu, elle l’interpelle : « que faites-vous là ? ». « Je cherche de l’eau à boire » répond Plachot sans se démonter. Au même instant, Louis Sangla fouille les placards de la cuisine située au rez-de-chaussée. Seconde déconvenue : il tombe nez à nez avec Marie Habiague, la servante qu’il connaît de longue date ! L’employée se met à hurler : « au voleur ! ». Sangla panique : « on est foutu, il faut en finir ! ». Dans un instant, les deux voleurs de poules vont devenir des meurtriers...