Replay du mercredi 2 octobre 2019

La Bourse ou la Vie / Episode n°3 : Rendez-vous Place Foch (Affaire du rapt de Sare)

Un kidnapping, un otage, une rançon, voilà un inquiétant cocktail. En septembre 94, un commerçant Luzien est enlevé par trois inconnus dans le village de Sare. Ses ravisseurs exigent le paiement d’une rançon de vingt millions de francs payables sous 24 heures...

L'enquête peut enfin démarrer...
L'enquête peut enfin démarrer... © Getty

Voilà huit heures maintenant que Bernard est pris en otage par au moins trois inconnus. S’il veut sortir vivant, il doit réunir une rançon de 20 millions de francs en cash. Où trouver pareil magot ? L’otage affirme que ses proches n’y pourront rien. L’idée germe alors de faire appel à des amis commerçants installés en Espagne. A l’aide d’un téléphone mobile prêté par ses geôliers, Bernard contacte trois d’entre eux. Le soir même, à 23h, une somme de 160 millions de Pesetas est enfin réunie. La rançon devra être déposée dans un véhicule stationné Place Foch, à Saint-Jean-de-Luz. Vers minuit, les trois malfaiteurs quittent la bergerie tandis qu’un quatrième garde l’otage sous la menace d’une arme. A l’heure convenue, Antonio, José et Saturnin, trois ressortissants espagnols, déposent la rançon dans le véhicule relais : il y a deux sacs de toile contenant 180 millions de Pesetas en grosses coupures. Les trois amis espagnols observent de près l’étrange manège.

A 2 h du matin, la Golf de l’otage arrive place Foch, dans la cité corsaire. Elle stationne près du véhicule où la rançon est déposée. Trois hommes en lunettes noires et treillis militaire ramassent les sacs de toile puis disparaissent aussitôt. Les ravisseurs regagnent la bergerie. Ils comptent le butin. Il y a 7 millions de francs seulement. L’otage comprend qu’il faudra payer le reste. Et vite ! Ses ravisseurs lui accordent un délai. Ils vont le libérer mais dans cinq jours, le 3 octobre, il devra acquitter le reste ! Sinon… Épuisé de faim, de peur et de froid, Bernard obtempère. A 8h du matin, ses ravisseurs le libèrent après une séquestration qui aura duré trente longues heures. Les yeux bandés, l’otage est abandonné sur une route de la commune de Bassussary. Il a cinq jours, pas un de plus, pour récolter l’oseille ! Bernard rejoint son domicile. Il met ses proches en sécurité et part se réfugier en Espagne. De là, il contacte la Police Judiciaire. L’enquête va enfin démarrer...