Toutes les émissions

Affaires classées

Rudolf Noureev dansant le boléro de Ravel à Lyon
Rudolf Noureev dansant le boléro de Ravel à Lyon © Getty - Getty

La Valse des Ombres, l'affaire du Boléro de Ravel : Monument

Diffusion du vendredi 30 novembre 2018 Durée : 2min

80 ans après la disparition du célèbre compositeur Basque Maurice Ravel , Thierry Sagardoytho nous raconte cette semaine l’extraordinaire odyssée des droits d’auteur du fameux Boléro.

Cette œuvre parmi les plus connues au monde ne prend pas une ride, musicalement parlant. 

En 1981, Claude Lelouch fait un carton avec son célèbre film « Les uns et les autres ». 50 ans après sa création, le Boléro de Maurice Ravel s’impose à nouveau comme l’un des Totems de la musique Française. Au début des années 80, 6 œuvres du compositeur Basque figuraient dans le Top ten des recettes de la SACEM.

 Loin devant « La Mer » de Charles Trenet ou « Comme d’habitude » de Claude François. Les chiffres avancés donnent le vertige : 1.500.000€ par an en moyenne, dont 80% des recettes proviennent des États-Unis où le Boléro n’entrera dans le domaine public, libre de droits, qu’en 2025. En France, la manne des droits d’auteur aurait dû se tarir en 1988, soit 50 années après la disparition du compositeur. C’était sans compter sur un certain Jack Lang, ministre de la Culture. A la demande de l’éditeur, l’œuvre sera protégée pour 20 années supplémentaires. Depuis mai 2016, le Boléro est dorénavant libre de droits en France.

L’increvable succès du Boléro en fait un hit incontesté de la musique classique qui réunit le mélomane averti comme le profane. Il est, certes, exonéré de droits d’auteur en France mais, en Espagne et aux États-Unis, des droits d’auteur considérables continuent à alimenter l’escarcelle des héritiers de Maurice Ravel. Après l’odyssée successorale et la guerre d’héritage menée, 10 années durant, devant les Tribunaux Français et jusqu’en Cour de Cassation, le Tube planétaire fait, bien malgré lui, la Une cette fois du scandale des « PARADISE PAPERS ». En novembre 2017, la cellule Investigation de Radio-France, et ses 96 partenaires du Consortium international regroupant 400 journalistes, révèlent que les convoitises demeurent toujours aussi fortes : l’ultime bénéficiaire des droits d’auteur se nomme Evelyne Pen de Castel. Elle est la fille de la seconde femme du mari de la gouvernante du frère de Maurice Ravel