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Le D DAY, le 6 juin 1944
Le D DAY, le 6 juin 1944 © Getty

Le 5ème Homme. Épisode n°2 : En route vers la Victoire.

Diffusion du mardi 11 juin 2019 Durée : 2min

La libération des Pyrénées , à l’été 44, est une page souvent méconnue. Thierry Sagardoytho nous fait partager le glorieux et tragique été 44, au Pays Basque et en Béarn. Le D.DAY marque le début du mémorable Été 44.

En Normandie, des millions de soldats alliés envahissent les côtes normandes au matin du 6 juin . Dans le département des Basses Pyrénées, les forces allemandes sont sur les dents : le 12 juin, la Gestapo, basée Avenue Trespoey, lance une gigantesque rafle. Ses hommes en noir interpellent 44 personnes prises en otage. Symboliquement, elle décapite l’administration locale en place. Le Préfet Palois, Paul-Émile GRIMAUD, serviteur zélé du Gouvernement de VICHY, est arrêté et déporté sur le champ au camp de Dachau ! 2 jours plus tard, le corps d’un chauffeur routier habitant Sauvagnon est pendu aux branches d’un tilleul, Place Clémenceau. Le supplicié n’était pourtant pas un résistant.

Au matin du 3 juillet, l’escalade des représailles se poursuit : un détachement de 1.200 soldats allemands encercle le village de Portet, au nord du département. Les SS y suspectent la présence d’un groupe de 200 maquisards appartenant au Corps Franc Pommies. Après 8 h d’un combat acharné, une vingtaine d’habitants et de résistants sont exécutés. Le bourg du village est partiellement incendié. Les soldats allemands interpellent aussi une quarantaine d’hommes qu’ils conduisent dans les prisons de la sinistre Caserne Bernadote. Après plusieurs séances de torture, le commandant allemand décide de les exécuter. 39 hommes sont conduits au champ de tir du Pont Long, au nord de Pau. 39 martyrs fusillés et enterrés, ensuite, dans 4 fosses communes.

La marche inexorable vers la liberté est engagée, malgré la répression féroce des forces allemandes. Plusieurs centaines d’hommes, habitant le Béarn et la Soule, prennent le maquis. Le 8 juin, 4 officiers allemands tombent sous les balles de la résistance. 

Le 12 juin, 3 autres soldats de la Werhmarcht meurent à leur tour. Le chef-lieu du département est libéré le 25 août 1944. L’explosion de joie sera pour plus tard. 

Le 27 août, les Policiers découvrent un charnier de 5 nouveaux corps. 5 patriotes fusillés dans un bois d’Idron. Leurs visages sont méconnaissables. En 2 mois, la libération des Basses Pyrénées causera davantage de pertes humaines qu’il n’y en a eu depuis le début de l’occupation.