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Les forces alliées libèrent la France dès le 6 juin 44
Les forces alliées libèrent la France dès le 6 juin 44 © Getty

Le 5ème Homme. Épisode n°4 : L’homme sans nom.

Diffusion du jeudi 13 juin 2019 Durée : 2min

1944, en Pays Basque et en Béarn, des centaines d’anonymes ont poursuivi le combat, au péril de leur vie. 3 jours après la libération de Pau, les policiers découvrent un charnier de 5 corps près d’Idron.

Août 44, la guerre est terminée. L’occupant allemand a plié bagage. Mais, beaucoup découvrent -effarés- le tragique coût humain du glorieux été 44. 

Au matin du 31 août, le centre-ville de Pau voit arriver une foule d’anonymes qui se presse, en silence, aux portes de l’église Saint Martin. Des militaires, des policiers, des citoyens viennent rendre un ultime hommage aux 5 fusillés du bois d’Idron. Qui sont ces hommes tombés pour la France ? Michel Loustau, Louis Mourlhon, et Pierre Cotonat avaient la carte de Policiers. Des fonctionnaires du gouvernement de VICHY, certes, mais qui n’oubliaient jamais d’aider, en douce, les forces de la résistance. Morts en héros, ils laissent chacun un orphelin. A leurs côtés, il y a 2 autres cercueils. Des martyrs restés anonymes. 

Selon l’enquête, les soldats allemands ont fusillé 5 hommes dans le bois d’Idron, au soir du 15 juin 44. Au côté des 3 policiers faits prisonniers à Rebenacq, 2 autres résistants sont tombés sous les balles de l’ennemi, Qui sont-ils ? Mystère. Le 19 septembre, le 4ème martyr est identifié. Il se nommait René AmielMIEL. Ce jeune chasseur enrôlé au sein du Corps Franc Pommies avait 28 ans à peine. Reste le 5ème homme. Malgré d’intenses recherches, les enquêteurs peinent à lui donner un nom. A la Libération, sa dépouille est inhumée, avec les honneurs militaires, au cimetière de Pau. Son identité se résume à un numéro. Le 49. En 1962, la dépouille du soldat inconnu est transférée à la Nécropole de Villeubranne. Il devient la tombe n°6, du 5ème rang, du Carré E.

Au début des années 80, 4 décennies ont passé. Joséphine, la veuve de l’Inspecteur Pierre Cotonat, n’a rien oublié. Par amour pour son époux disparu, elle se rend régulièrement au bois du Lanot pour nettoyer la stèle et honorer la mémoire des 5 martyrs tombés en héros. Éric, son petit-fils âgé de 10 ans, l’accompagne. Fier de ce papy qu’il n’a jamais connu, le garçonnet scrute cette plaque. Un mot aiguise sa curiosité. Celui du soldat inconnu ! « Mamie, qui est cet homme ? ». La vieille dame lui explique qu’il s’agirait d’un républicain espagnol engagé dans la résistance. L’homme serait mort loin de sa patrie natale. Personne n’a jamais réclamé sa dépouille. 20 ans plus tard, Éric devient Policier, à son tour. Il se fait un devoir : donner un nom au soldat inconnu !