Affaires classées

l'Église d'Ilharre
l'Église d'Ilharre

Le Jour du Saigneur / Épisode n°2 : Horreur à Ilharre (Affaire Jean Ahano)

Diffusion du mardi 17 septembre 2019 Durée : 2min

Hiver 1851. Le paisible village Basque d’Ilharre, dans le Canton de Saint-Palais, est secoué par un sanglant fait divers qui survient un dimanche de janvier, à l’heure où le village entier se presse à l’Église, pour célébrer la messe hebdomadaire…

Les cloches de l’Église d’Ilharre sonnent à tout va, en ce froid matin du dimanche 5 janvier 1851. Fidèles à la tradition, hommes, femmes et enfants peuplant ce petit village de Basse-Navarre, se rendent en procession pour célébrer la messe hebdomadaire en langue basque. Comme chaque dimanche, qu’il pleuve ou qu’il vente, l’église est pleine à craquer. Chacun s’apprête à écouter le sermon de M. le Curé. Un villageois manque à l’appel : Daniel Barthe-Lapeyrigne, un cultivateur âgé de 70 ans, habitant une ferme construite à quelques pas de l’église. Ce matin, Daniel ne se sent pas dans son assiette. Sans doute un rhume. Nénette, son épouse, lui conseille de garder le lit. Dès son retour de la messe, elle s’occupera de lui. Un bon repas fera l’affaire, croit-elle. Une fois l’office religieux achevé, Nénette prend à peine le temps de saluer M. le Curé qu’elle rentre à toute hâte à la ferme. Une bien mauvaise nouvelle l’attend.

Nénette franchit le seuil de la ferme d’un pas alerte. Un détail l’intrigue. En se rendant à la messe, les volets de l’habitation étaient ouverts. Or, une heure plus tard, ils sont curieusement fermés ! Un mauvais pressentiment la traverse. La solide agricultrice ouvre la porte latérale donnant sur la cuisine. Là, stupéfaction : Nénette aperçoit Daniel allongé sur la terre battue de la pièce, face contre terre. « Sans doute un malaise » se dit-elle en ouvrant les volets à toute hâte. Nénette s’approche de Daniel pour lui porter secours. Elle se met, soudain, à hurler d’effroi et de douleur. Son époux gît au milieu d’une mare de sang. Une énorme plaie ouverte au crâne laisse apparaître les chairs de son cerveau ! Son nez est entièrement écrasé. Nénette hurle si fort que les voisins accourent aussitôt. Elle est si bouleversée qu’elle n’aperçoit même pas ce maillet de bois ensanglanté posé au sol. Le Maire arrive : « Il faut appeler immédiatement les Gendarmes ! »...