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Cesare Battisti à son arrivée en Italie
Cesare Battisti à son arrivée en Italie © Getty

Le Masque de la Plume / Épisode n°1 : Retour au bercail (Affaire Cesare Battisti)

Diffusion du lundi 7 octobre 2019 Durée : 2min

Janvier 2019, l’ex-terroriste César Battisti est arrêté en Bolivie et remis à l’Italie où il purge, depuis, une peine de prison à vie. Qui se souvient que l’assassin reconverti écrivain était un pilier du Salon Palois du Livre et qu’il comptait, dans notre département, de très solides soutiens ?

Le ministre Italien de l’Intérieur, Mathéo Salvini, se déplace en personne pour contempler l’évènement et savourer sa victoire. Cette arrestation, il l’avait promise à ses électeurs. C’est aujourd’hui chose faite. Il est 11h36 ce 14 janvier 2019 lorsque l’avion, en provenance de Bolivie, atterrit sur le tarmac de l’aéroport de Rome-Fiumicino. La porte latérale s’ouvre. Des policiers descendent en premier. Celui que Mathéo Salvini attendait pointe enfin le bout de son nez. Il est menotté. Après 4 décennies de cavale à travers la planète, l’ex-activiste d’extrême gauche César Battisti rentre, malgré lui, au pays. Il part aussitôt dans une prison de haute sécurité, en Sardaigne, où il purgera une peine de réclusion à vie. L’affaire remonte au milieu des années 70. L’Italie est gangrenée par le terrorisme d’extrême gauche des « Années de Plomb ». Les Brigades Rouges revendiquent alors des dizaines d’enlèvements et assassinats.

César Battisti a 14 ans lorsqu’il approche la contestation étudiante. Le gamin vit de menus larcins et fait de fréquents séjours en prison. C’est ici, à l’école du crime, qu’il entre en contact avec des militants d’extrême gauche. Libéré en 76, Battisti entre en clandestinité et adhère aux redoutables PAC, les groupes terroristes des Prolétaires Armés pour le Communisme. Deux ans plus tard, l’activiste devient un assassin : il exécute froidement un gardien de prison. En février 1979, à Milan, il tue un policier, puis un boucher et un bijoutier. Emprisonné, il s’évade en 1981, avant même que la justice Italienne ne l’ait jugé pour ces quatre crimes de sang. Battisti rejoint alors la France, puis le Mexique. En 1985, le président François Mitterrand s’engage à ne pas extrader les anciens activistes italiens ayant rompu la violence. 

Message reçu 5 sur 5. Battisti revient en France en 1990. Il y séjournera 14 années et fera de fréquentes visites… à Pau...