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Nouvelle Zélande, là où se trouvent les tantes survivantes des orphelins Finaly
Nouvelle Zélande, là où se trouvent les tantes survivantes des orphelins Finaly © Getty

Les Enfants du Bon Dieu. Épisode n°3 : Les Taties Néo-Zélandaises.

Diffusion du mercredi 17 avril 2019 Durée : 2min

L'affaire des enfants Finaly a démarré il y a75 ans en Autriche et connaîtra son acmé à Bayonne. En février 1945, la France est libérée. Des proches parents de Robert et Gérald Finaly songent à récupérer les 2 orphelins…

Fritz Finaly, le père de Robert et Gérald, avait 2 sœurs plus âgées : Margareth et Louise. Au début de la guerre, les 2 femmes avaient trouvé refuge en s’installant à Auckland, en Nouvelle-Zélande, bien loin de l’Europe en guerre. Au lendemain de la libération, Margareth s’inquiète du sort de son jeune frère. Elle prend sa plume le 9 février 1945 et écrit à M. le Maire de la Commune de la Tronche, en Isère, là même où l’on perd la trace de Fritz, son épouse, et leurs 2 enfants. Un mois plus tard, le Maire lui répond. Avec regret, il lui annonce que Fritz Finaly et son épouse sont morts en déportation. Mais il rajoute : « il vous reste Robert et Gérald, 2 enfants pleins de santé et très mignons ». La lettre parvient en Nouvelle-Zélande.

Elle se fait un devoir de retrouver ses 2 neveux afin que leur famille survivante pourvoie à leur éducation. En mai 1945, à force de recherches, Margareth localise enfin les 2 bambins. Elle adresse aussitôt un courrier à Melle Brun. La tante néo-zélandaise remercie chaleureusement la bienfaitrice de les avoir sauvés des griffes de la Gestapo en les recueillant à son domicile. Mais le message est clair : Robert et Gérald devront retourner vivre aux côtés de leur famille, en Nouvelle-Zélande. Margareth se démène auprès des autorités pour préparer leur rapatriement. Hors de question pour Melle Brun.

Impensable de renoncer pour Margareth qui localise Marie Poupaert. Cette habitante Grenobloise est la femme de confiance à laquelle les parents Finaly avaient confié leurs 2 bambins, la veille de leur arrestation par la Gestapo. Le 5 juillet 1945, Marie Poupaert brise le silence. Robert et Gérald sont en excellente santé. Antoinette Brun s’en occupe comme la meilleure des mamans. Mais l’idée de se séparer des 2 garçons lui est insupportable. Selon Marie, « Melle BRUN s’est vraiment attachée à eux. Elle vous supplie de les lui laisser. C’est une femme très bonne ». Depuis Auckland, Margareth comprend qu’il va maintenant falloir livrer bataille.