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Le clergé de Bayonne se tait quant à la disparition des orphelins Finaly
Le clergé de Bayonne se tait quant à la disparition des orphelins Finaly © Getty

Panique chez les Soutanes. Épisode n°3 : Loi du Silence.

Diffusion du mercredi 24 avril 2019 Durée : 2min

1953: Une famille de confession juive tente de récupérer 2 orphelins qui ont échappé à la chambre à gaz durant la guerre. En face, des membres du clergé Catholique les dissimule. L’affaire rebondit à Bayonne d'où les 2 garçons disparaissent à nouveau.

Au tribunal de Bayonne, le Procureur Lafont est ulcéré. Il faut retrouver les enfants Finaly sans délai ! Sous la houlette du juge d’instruction Camille Favreau, les Policiers débarquent au collège Saint Louis de Gonzague pour une perquisition en règle chez les curés. Ordre est donné de fermer la frontière de Biriatou et d’afficher le portrait des 2 garçonnets dans toutes les commissariats. Le jour même, la presse s’en mêle. Qu’il s’agisse d’une fuite ou d’un enlèvement, le sort des 2 garçons inquiète l’opinion publique. Le Procureur est convaincu que la clef de l’énigme se situe à l’évêché. Le soir même, il visite Mgr Terrier et lui demande d’aider la Justice à retrouver les 2 gamins.

L’accueil réservé par l’évêque de Bayonne a de quoi surprendre. Il dit tout ignorer de l’affaire Finaly. Le Procureur n’en croit pourtant pas un mot. L’église protège les auteurs du rapt des enfants Finaly. 

En quittant l’évêché, le Procureur de Bayonne est convaincu que l’enlèvement a été organisé au cœur de l’église. Ce rapt criminel procède d’une action concertée et rondement préparée. De retour au Palais de Justice, le Magistrat décide qu’il faudra frapper vite et fort. Le lendemain, la Police nationale déploie les grands moyens : arrestations, auditions, perquisitions, et détentions provisoires si nécessaire.

Les policiers sont convaincus que le clergé local a fait passer les enfants Finaly en douce, de l’autre côté de la frontière. Le 20 février, l’enquête s’accélère. Le Juge Favreau veut briser la Loi du silence. 

Convaincu que l’église lui ment, il inculpe 4 curés basques et un laïc pour enlèvement et séquestration de mineurs. Le soir-même, les hommes en soutane sont conduits à la villa Chagrin. Le message est clair : ils croupiront sous les verrous aussi longtemps qu’ils se tairont. La presse se déchaîne. Dans son édition, « France Dimanche » publie des clichés photographiques montrant les cellules des 4 hommes d’église…