Toutes les émissions

Affaires classées

Le verdict tombe pour Gabi Mouesca
Le verdict tombe pour Gabi Mouesca © Getty

Par la Grande Porte : Nuque Raide (Évasion Gabi Mouesca)

Diffusion du vendredi 3 août 2018 Durée : 3min

13 décembre 1986, 2 activistes Basques se revendiquant d’Iparretarrak s’évadent de la prison de Pau par la grande porte. Après ce pied de nez à l’État Français, la traque policière pour les retrouver bat son plein…

Les Policiers déploient les grands moyens pour retrouver les deux évadés. Comme souvent, ils ne sont pas partis bien loin, hébergés çà et là par des sympathisants à leur cause. Après 7 mois de cavale, Gaby Mouesca est interpellé le 11 juillet 1987 à Argelès-Gazost, dans les Hautes-Pyrénées. Maddy Hegui, en revanche, ne retournera pas en prison. Le 21 juin 1987, elle est prise en chasse par une patrouille de police. Sa voiture s’immobilise sur un passage à niveau. Elle n’a pas le temps de sortir de l’habitacle que le train Paris-Madrid explose son véhicule. Maddy Heguy meurt sur le coup. Tragique fin de cavale pour une détenue sans histoire. Si elle avait purgé sa peine sans s’évader, elle serait sortie libre, par la grande porte. Lors de son évasion, la jeune sympathisante devait être libérée quelques semaines plus tard. C’était son destin.

Pour Gaby Mouesca, en revanche, la descente aux enfers commence. Les condamnations pleuvent : 15 ans pour son évasion de la prison de Pau, 5 ans pour sa participation à l’organisation basque Iparretarrak, 15 ans pour sa participation à la fusillade mortelle, à Léon, en 1984. Soit au total, 43 années de prison. 20 années avant sa date de sortie, le juge d‘application des peines lui accorde une libération conditionnelle. Mouesca dénonce sans relâche la violation des droits de l’homme en milieu carcéral. L’ex-évadé de la prison de Pau fait condamner la France à 2 reprises pour ses conditions inhumaines de détention.  En 2004, « Nuque Raide » devient président de l’Observatoire International des Prisons. L’ex-militant séparatiste se bat dorénavant au service d’une idée : la prison ne peut priver un homme de sa dignité. 

« Dans la vie, la porte ne s’ouvre pas deux fois »...