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Affaires classées

Chasse à l'homme
Chasse à l'homme © Getty

Passe Partout : Chasse à l’Homme (Affaire Armand Spielers)

Diffusion du mardi 11 septembre 2018 Durée : 2min

« Affaires Classées » nous raconte cette semaine les méfaits d’un criminel de haut vol. Que s’est-il exactement dans cette nuit sombre du 29 mai 1936, en plein cœur de la cité luzienne ? Vers 1H40 du matin, un Policier est abattu de 3 balles en pleine poitrine...

Le commissaire luzien Emilien Nadau est réveillé en pleine nuit à 2h du matin. Ses hommes sont sous le choc. Le gardien Pierre Fauthoux est mort en service, quelques instants plus tôt. Victime de son devoir, il a été exécuté par un malfrat qui a pris la fuite. A son arrivée sur place, le commissaire procède aux premières constatations. De toute évidence, le malfaiteur cambriolait la bijouterie Cousseau lorsque les 2 policiers sont arrivés fortuitement. Coincé dans la pénombre du couloir arrière, il a sans doute tenté de fuir en bousculant l’agent Fauthoux lorsque ce dernier a prudemment vérifié l’ouverture de la porte arrière. Bastien Cousseau, le bijoutier, arrive peu après. Hier soir, il est parti vers 20h. Il n’a remarqué aucun client anormal, il est formel. La porte était verrouillée à son départ. Le malfaiteur a sans doute été dérangé en plein forfait : aucun bijou n’a disparu.

Méthodiquement, le commissaire de police examine les lieux à la loupe. Dans sa précipitation, le malfaiteur devenu assassin a sans doute semé des indices permettant de l’identifier. Premier détail, l’enquêteur découvre 2 journaux tâchés de sang, jonchant le sol de l’arrière-boutique : l’édition du quotidien « Paris Soir » parue 4 jours plus tôt et celle d’une feuille de choux parue un mois plus tôt. Second détail : le malfaiteur avait coupé le courant de l’immeuble. Mais, surpris en plein travail, il a abandonné sur place tout son nécessaire de travail : pince-monseigneur, tournevis, lampe-torche… Des instruments à l’aide desquels il avait fracturé, avec succès, la porte blindée de la bijouterie Cousseau. De toute évidence, le cambrioleur est chevronné. Il n’a laissé aucune empreinte digitale. Mais en 1936, point d’ADN ni de téléphonie. La police technique n’en est encore qu’à ses balbutiements...

Dans la nuit, les gendarmes Basques et Béarnais barrent toutes les routes du département. Il faut éviter à tout prix que le meurtrier ne franchisse la frontière Espagnole. Vers 3h10 du matin, une patrouille motorisée de 3 gendarmes contrôle l’identité d’un individu suspect circulant à vélo sur le plateau de la commune de Bidart. Ils lui fouillent les poches. Banco : l’homme, plutôt jeune, dissimule dans la poche droite de son pantalon un pistolet automatique renfermant un chargeur et 5 balles non tirées. Il porte dans sa sacoche l’attirail du parfait cambrioleur : 26 fausses clefs, un passe-partout, une paire de gants, un couteau à plusieurs lames, et de l’argent à volonté… L’homme est interpellé sur le champ. Il dit se nommer Jean Serruyse, né à Paris, 36 ans, mécanicien. L’homme est conduit sur le champ à la gendarmerie. Est-il mêlé au meurtre de cette nuit ? Possible...