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Tarbes © Getty

« Retenez-moi ! ». Épisode n°3 : Chasse à l’Homme.

Diffusion du mercredi 29 mai 2019 Durée : 2min

Il y a 12 ans, la presse régionale réservait ses gros titres à une frissonnante affaire : un homme et une femme sont découverts assassinés devant leur domicile dans la banlieue de Tarbes. L’enquête criminelle démarre en pleine nuit et, rapidement, une piste se dessine.

Il y a 12 ans, la presse régionale réservait ses gros titres à une frissonnante affaire : un homme et une femme sont découverts assassinés devant leur domicile dans la banlieue de Tarbes. L’enquête criminelle démarre en pleine nuit et, rapidement, une piste se dessine.

8h à peine après le drame, les policiers lancent une gigantesque traque sur la trace du double assassin d’Aureilhan. Par chance, le suspect a laissé son téléphone portable allumé. Il ignore que les policiers le suivent à la trace. 

A 0h47, cette nuit, il était entre Semeac et Tarbes. 

A 4h05, le fuyard active une borne téléphonique à Pau. L’assassin présumé ne dormait donc pas cette nuit. Il a signé son crime. Les Policiers suivent à la minute près qui il appelle et ce qu’il raconte. A plusieurs de ses interlocuteurs, Francis Cors annonce qu’il a « dessoudé » 2 personnes cette nuit. Ses contacts lui conseillent de se rendre. Mais, l’assassin menace de mettre fin à ses jours. Son interpellation est une priorité pour la PJ. Mais, L’homme est armé et dangereux. L’assassin présumé ne se doute pas un instant que les superflics de Bordeaux et Toulouse sont sur sa trace.

A 9h du matin, Cors visite Jean-René, un pote habitant Pau. Les larmes aux yeux, il lui annonce que cette nuit, « il a descendu une dame et son compagnon : Boom, Boom dans la tête ! ». L’assassin lui demande de le conduire chez son fils, au Cap d'Agde. Inconscient du danger, Jean-René accepte. Il devient receleur d’un criminel en fuite. La trace du fuyard se perd dans le département de l’Aude. Les policiers enragent. Les heures passent. Voilà 24h que le double assassin se balade dans la nature. Par chance, Francis Cors commet un faux pas. En gare de Toulouse, il commet l’imprudence de faire un retrait d’argent. La PJ se met en branle.

A la vitesse de l’éclair, plusieurs équipes de la PJ investissent la gare de Matabiau. Sans résultat. Le fuyard s’est volatilisé. A force de recherches, les enquêteurs retrouvent la trace du fuyard. Leur homme se cache dans le train reliant la ville Rose à Bordeaux. Ils alertent leurs collègues Aquitains qui investissent aussitôt la Gare Saint Jean. Le Train arrive à quai. La ténacité finit par payer. Francis Cors est empoigné par 4 gaillards qui le menottent et le fouillent. Il était temps. Le double assassin est armé. Dans sa poche, il y a l’arme du crime : un Smith et Wesson, calibre 357 Magnum, alimenté de 6 cartouches, prêtes à servir. « Francis Cors ?