Toutes les émissions

Affaires classées

Un corps est retrouvé en 2005, dans les Alpes italiennes là où a dispura Henri Le Masne en 1954
Un corps est retrouvé en 2005, dans les Alpes italiennes là où a dispura Henri Le Masne en 1954 © Getty

Retour au Pays. Épisode n°4 : le Skieur inconnu.

Diffusion du jeudi 28 mars 2019 Durée : 2min

Le 26 mars 1954, un jeune skieur natif du Haut Béarn disparaissait accidentellement lors d’une sortie en haute-montagne, dans les Alpes Italiennes. En juillet 2005, les restes d’un corps sont découverts sur la zone présumée du drame.

A l’état-major de la Questura de Turin, les policiers ouvrent une enquête judiciaire. Son objectif : rechercher les causes du décès de ce malheureux randonneur dont les restes ont été découverts en juillet 2005.

La victime n’avait, hélas, aucun document d’identité sur elle. Ses restes humains rendent l’identification visuelle impossible. Mais, par chance, ses effets personnels ont été très correctement préservés, malgré les décennies durant lesquels la glace leur a servi de sarcophage. Les Policiers Italiens examinent d’abord les skis et les bâtons du malheureux à la loupe. Des skis d’une excellente marque de l’époque. A partir de la taille et de leur numéro de série, ils réussissent à établir que la victime mesurait environ 1,75m. Second indice : la chemise verte brodée du défunt porte les initiales « M.M ». Troisième indice : sa montre. Elle est de marque.  

Ce faisceau d’indices met les enquêteurs sur la piste d’un homme plutôt jeune, sans doute plutôt aisé. Enfin, les autorités Italiennes décident mettre la Police scientifique à contribution. Les enquêteurs Piémontais finissent par conclure que le décès ne peut pas être « antérieur à l’hiver 1950 ». Certes, la précision est de taille car elle permet d’exclure tout un ensemble d’individus signalés disparus sur les sommets Alpins.  Et parfois, elle les rend.

Chaque année, le plus souvent au printemps ou à l’été, la montagne fait réapparaître ses disparus. A Chamonix ou à Turin, les disparus de la montagne sont soigneusement recensés. Lorsque les recherches demeurent vaines, les enquêteurs conservent une fiche énumérant les indices qui permettraient de retrouver le fil. La fiche n’est retirée que lorsque le corps du disparu est identifié avec certitude. Côté Italien, la Police se démène 10 longues années pour mettre un nom sur les restes du randonneur du Cervin. La patience paie toujours.