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Hasparren
Hasparren © Getty

« Soutien » de Famille. Épisode n°2 : Témoin de dernière minute.

Diffusion du mardi 5 mars 2019 Durée : 2min

Que se passait-il au Pays Basque en 1880 ? Depuis hier, Thierry nous raconte une affaire étrange criminelle survenue quelque part entre MACAYE et HASPARREN. Que s’est-il exactement passé ?

Au matin du 6 septembre 1880, le médecin du canton d’Hasparren se transporte à la ferme Barbategna, à Macaye. Jean, le vieux forgeron du village, est mort cette nuit, sur un chemin de terre reliant l’Auberge Hiriart à son domicile. Le médecin décèle d’étranges traces rougeâtres sur le cou du défunt. Il livre son diagnostic : Jeannot est mort étranglé ! Les gendarmes du canton arrivent. L’enquête doit répondre à une question : qui a tué, en pleine nuit, le vieux forgeron à la force colossale ? 

Le vol ne semble pas le mobile du crime. Le portefeuille est retrouvé dans la poche du disparu. Aucun témoin n’a assisté à la scène. Certes, 2 hommes ont quitté l’auberge peu avant que Jean n’en sorte. On les interroge. Mais, leur alibi est solide. Il faut donc chercher ailleurs.

Les gendarmes lancent alors une enquête de voisinage, à l’écoute du moindre ragot. De prime abord, le vieil homme ne se connaissait aucun ennemi. Pourtant, au village, certains racontent, sous le manteau, que Jeannot, la victime, se disputait souvent avec Bernard, son jeune fils. Des disputes, comme dans beaucoup d’autres familles. Mais, de là à le tuer… 

Aucune piste n’émerge réellement. L’enquête piétine. Patiemment, les gendarmes écoutent et observent. Au printemps suivant, Bernard Borthaburu s’unit en mariage avec Marie Sallaberry. A l’automne, un petit garçon, prénommé Pierre, illumine le jeune foyer. Selon certaines rumeurs, Bernard cherche de l’argent. Il songe à traverser l’Atlantique pour s’installer en Argentine. Étonnant pour un jeune papa.

L’enquête criminelle rebondit 20 mois après la mort de Jean Borthaburu. Le 27 mai 1882, un jeune agriculteur habitant Macaye pousse la porte de la gendarmerie d’Hasparren. Il veut soulager sa conscience. L’enquêteur dresse procès-verbal. 

Nom : Fricant. Prénom : Jean-Pierre. Le soir du 5 septembre 1880, le jeune laboureur habitant Macaye s’en souvient comme hier. A la nuit tombée, il se rendait au domicile de sa jeune compagne. Alors qu’il marchait sur un sentier surnommé « le chemin aveugle », il entend 3 personnes derrière lui. Apeuré, il se cache derrière une haie. Un vieil homme se débat face à 2 agresseurs et hurle : « Laissez-moi la vie ! ». Le témoin reconnaît formellement l’un des agresseurs du vieil homme : c’est Bernard, son fils !