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Le procès de "SUSPER" commence
Le procès de "SUSPER" commence © Getty

SUSPERMAN : Accusé « SUSPER », levez-vous ! (Affaire : Fernandez Irradi dit « SUSPER »)

Diffusion du vendredi 24 août 2018 Durée : 2min

Décembre 2002, l’un des chefs de l’ETA militaire s’évade du commissariat de police de Bayon, au nez et à la barbe de ses geôliers. L’homme est pourtant un gros poisson. Un an plus tôt, il a ouvert le feu sur un jeune gendarme béarnais natif de Mauléon. L’évadé est de nouveau arrêté fin 2003...

Une fois sous les verrous, « SUSPER » raconte son évasion de l’hôtel de police de Bayonne, le 21 décembre 2002. Un récit ahurissant : seul dans sa cellule, « SUSPER » scrute les lieux. Il repère une étroite lucarne d’aération située à 3 mètres du sol. Après plusieurs tentatives, le jeune trentenaire d’allure longiligne parvient à se faufiler dans le conduit. Quelques instants plus tard, « SUSPER » descend l’escalier principal du commissariat. Personne ne le remarque. Une fois sur le parking, l’homme longe le mur d’enceinte, l’enjambe prestement, puis se retrouve avenue de Marhum. A quelques mètres, un cortège de manifestants défile sur les allées Paulmy. « SUSPER » se fond dans la foule avant de s’éclipser. C’est dans la nuit, à 2h du matin, que son évasion est enfin découverte. Une cavale qui durera une année.

Le procès de « SUSPER » et son complice s’ouvre en Février 2008 devant la cour d’assises spéciale à Paris. Les 2 accusés refusent de s’expliquer sur leur appartenance à ETA, leur fuite, et leur clandestinité. Questionné sur la tentative de meurtre du gendarme Larroude, « SUSPER » est plus bavard : il a tiré par peur d’être arrêté lorsqu’il comprend que le jeune gendarme s’apprête à l’interpeller. Sa cavale était à ce prix : celui de sacrifier la vie d’un gendarme en le criblant de 9 balles. Verdict, 30 années de réclusion criminelle pour « SUSPER », 10 années pour son complice. Frappé par une sclérose en plaque, l’évadé du commissariat de Bayonne purge sa peine à la centrale de Lannemezan. Gérard Larroude, lui, a repris sa vie de gendarme : lourdement handicapé mais fidèle à sa vocation. Une vocation qu’il a failli payer de sa vie...