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Le procès Destrade
Le procès Destrade © Maxppp - MaxxPPP

Valises garnies : révélations (Jean-Pierre Destrade)

Diffusion du jeudi 12 juillet 2018 Durée : 2min

Retour cette semaine sur la sulfureuse « Affaire Destrade ». Nous sommes en janvier 1995, un juge d’instruction palois enquête sur les étranges affaires financières de l’ex-député Basque Jean-Pierre Destrade. Une affaire qui a marqué la décennie...

Après 7 mois d’enquête, une kyrielle de chefs d’entreprises sont, à leur tour, mis en examen pour trafic d’influence. A la fin de l’été 1995, le dossier semble s’enliser, et pourtant… Ce 29 août 1995, Jean-Pierre Destrade souffle sa 54ème bougie derrière les barreaux. Brisé par 8 mois de détention, il craque. Sous une enveloppe cachetée, Destrade rédige une longue confession de 7 pages manuscrites. Il balance. Notamment sur Henri Emmanuelli, à l'époque n°2 du Parti Socialiste. En rémunération des services rendus, l’élu Basque aurait perçu 5 millions de francs en numéraires. Destrade dit-il la vérité ou bien charge-t-il Emmanuelli pour alléger ses turpitudes ?

Cette sulfureuse confession va donc permettre à l’élu Basque de recouvrer la liberté au terme de 8 mois de prison. Le lundi 4 septembre 1995, le « repenti » Destrade est libéré. Enfin. Devant le juge, il persiste et signe : des grands noms de la distribution ont versé leur dîme au pot occulte. Destrade égrène, les langues se délient. Plusieurs témoins confirment que l’élu Basque était le « M. Commerce du PS ». Un mois plus tard, la confession de Destrade fuite dans le quotidien « le Monde ». L’affaire fait la Une de la presse nationale. L’accusation tombe mal pour le PS. 3 ans après l’affaire URBA, le parti est soupçonné de financement illicite. Le Ministre du commerce, François Doubin, s’indigne de ces accusations. Reste maintenant pour le juge palois à remonter la piste de l’argent sale...