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Thomas Frinault, politologue, sur le succès du brestois Benoît Hamon

Par le lundi 23 janvier 2017
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Benoit Hamon
Benoit Hamon © Maxppp - JEREMY LEMPIN

Benoît Hamon récolte 36% au niveau national mais dépasse les 40% en Bretagne et atteint même les 46% dans le Finistère. "C'est une claque" pour l'ancien premier ministre.

Un désaveu pour Manuel Valls ?

"C'est lui qui devait porter le bilan du quinquennat et il n'arrive pas entête. Et on savait que Manuel Valls pour avoir une chance de l'emporter devait non seulement être dans les deux premiers mais devait être le premier puisque la dynamique d'entre deux tours ne lui est pas favorable."

Une attente de renouveau ?

"Oui, et Benoît Hamon a su incarner ce renouveau et d'ailleurs on a l'impression qu'on est plus dans une primaire de réarmement intellectuel et politique du Parti Socialiste plus que dans une primaire qui va désigner le candidat socialiste à la Présidentielle. Arnaud Montebourg a lui pécher par son style, une certaine forme d'éloquence et de grandiloquence qui ne plaît pas à tous, et en plus, un peu comme Nicolas Sarkozy, il s'est trompé de campagne. Il a fait campagne sur le patriotisme, le Made in France, sur la protection qui peut plaire aux classes populaires mais simplement ce ne sont pas ces groupes sociaux qui se mobilisent le plus fortement. Benoît Hamon a lui su capter l'électorat socialiste qui va voter, un peu comme François Fillon l'a fait à droite."

Plus de 40% pour Benoît Hamon. Des appels au vote inutile ?

"Cela montre les limites des appels au vote des élus. Énormément de figure socialiste -Jean-Yves Le Drian le premier-, la maire de Rennes, des députés et des sénateurs ont pris position pour Manuel Valls."