Replay du mercredi 7 avril 2021

L'eau indispensable au fonctionnement des forges du Périgord

Jusqu'au milieu du 19e siècle, les principales industries métallurgiques de France étaient dans le Périgord-Angoumois. Plazac au bord du Vimont a été témoin de la construction de canons pour la marine royale.

La forge de Pllazac
La forge de Pllazac © Radio France - Marie Dominique PRIVE

Cela en surprendra peut-être plus d’un, mais à Plazac,  nous sommes au pays du fer. Entre Auvézère et Vézère,, La Forge d’Ans de la Route des Canons, s’inscrit, avec la Forge du Vimont dans ce Périgord-Angoumois qui fut, notamment aux 17e, 18e et 19es le fournisseur pour la Royale de milliers de canons, en raison de sa situation à proximité de la façade Atlantique et de l’Arsenal de Rochefort. En effet, Le Périgord regorgeait de ressources nécessaires à la fabrication de ces canons :   

  • Des ressources en bois avec les nombreuses forêts qui ont servis à la fabrication du charbon de bois et le construction navale . Il fallait 2850 chênes à peu près pour faire un vaisseau de 100 canons.
  • Des ressources en minerai de fer nécessaire à la fabrication des canons 
  • Des ressources en eau pour l’alimentation des forges et pour l’embarquement de ces pièces de une à trois tonnes environ, selon les mesures actuelles, sur la Vézère au Peyrat ( Port) de Peyzac le Moustier.

A noter également que le Périgord avait une main d’oeuvre rurale constituée de paysans qui n'ayant que peu de travail en hiver dans les champs étaient heureux de pouvoir travailler dans les forges .

Le Périgord était le deuxième département métallurgique de France avec 38 hauts fourneaux. La Marine lançait des appels d'offres sur toute la France. Il y avait trois régions qui répondaient essentiellement pour les canons en fonte. C'était la région d'Angoulême, de Dordogne et les Alpes 

Ancienne forge de Plazac
Ancienne forge de Plazac © Radio France - Marie Dominique PRIVE
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