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Au nom des lieux

La façade est du Château de St-Jean de Beauregard
La façade est du Château de St-Jean de Beauregard - Véronique Pagnier - CC

Saint-Jean de Beauregard est beau à regarder, mais offre aussi une belle vue sur les environs

Diffusion du mercredi 2 mai 2018 Durée : 2min

Direction l’Essonne, ce matin. On parcourt environ 25 km au sud-ouest de Paris, et on arrive, pas très loin des Ulis, dans une petite commune agricole très connue pour son château : nous sommes à Saint-Jean-de-Beauregard. Pourquoi ce nom ?

En vérité, le premier nom du village, au Moyen Âge était en latin Mons Falconis, attesté au XIIe siècle, qui devint donc Montfaucon, désignant aussi le bois de Montfaucon, et pareil nom laisse entendre qu’il s’agit alors d’une petite hauteur, où pouvaient nicher des faucons, élevés pour la chasse. Et puis une chapelle y fut construite, dédiée à Saint-Jean, où les moines pouvaient célébrer l’office religieux près de la maison seigneuriale d’Eudes de Montfaucon. C’est plus tard, au moment où la seigneurie de Montfaucon appartenait à Nicolas Lelièvre que celui-ci obtint en 1610 de Louis XIII le changement de nom pour devenir Saint-Jean-de-Beauregard, plus élégant, et avec un sens plus agréable.

Que vous allez nous expliquer Jean, parce qu’après tout vous êtes bien placé avec une commune qui s’appelle Saint-Jean…

Oui mais je n’ai ni un beau regard, ni un regard de faucon ! En fait Beauregard est à rapprocher de belle vue, regard étant à double sens, un village beau à regarder, et un village d’où on a une belle vue. Mais ce qui frappe aujourd’hui, c’est le château dominant la vallée de la Salmouille et construit par François Dupoux, avocat au Conseil du roi et protégé de Concini. Ce château fut encore embelli sous Louis XIV. On le visite avec grand plaisir, au milieu d’un jardin à la française, château doté d’un mobilier du XVIIIe siècle et d’une superbe bibliothèque. Et surtout, aujourd’hui, il faut signaler que le domaine abrite un ancien potager, marqué par le XVIIe siècle, où sont cultivés des légumes rares. Et s’organisent donc à Saint-Jean-de Beauregard, des fêtes des plantes qu’offrent les Belliregardinois au printemps et à l’automne. Ah, les Belliregardinoises, mais c’est un mot magnifique. Arrière les faucons !