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Au nom des lieux

Jardin d'Acclimatation
Jardin d'Acclimatation © Maxppp - Jean-Baptiste Quentin - Le Parisien

Le jardin d'acclimatation fait peau neuve

Diffusion du jeudi 28 juin 2018 Durée : 2min

Ce matin, départ pour un tout nouveau parc d’attraction très ancien. Ça paraît bizarre de dire ça, mais on part au cœur du Bois de Boulogne, dans le XVIe arrondissement, pour le Jardin d’acclimatation qui a fait peau neuve et vient d’ouvrir il y a quelques jours. Il fallait, si l’on peut dire, donner un coup de jeune à ce parc, qui date de quand ? Et pourquoi ce nom, acclimatation ?

S’il s’agit de son ouverture par Napoléon III, ce jardin date de 1860 mais en fait c’est dès 1852 que l’idée en avait été donnée par un professeur de zoologie, Geoffroy Saint-Hilaire, qui s’intéressait beaucoup à l’acclimatation des plantes et des animaux. On retrouve climat dans le mot acclimatation imaginé en 1832 pour désigner le fait d’habituer une plante ou un animal à un autre climat que le sien d’origine. Quand on a ouvert ce jardin, il y avait plus de 110 000 animaux, mais ce n’était pas encore un parc d’attraction. Il a fallu attendre le XXe siècle pour qu’il prenne cette orientation.

Et on vient donc d’y faire de grand travaux, avec de nouvelles attractions. L’ambition, je crois, est d’attirer trois millions de visiteurs par an…

En effet, on n’a pas lésiné sur les moyens, mais on a gardé et restauré tout ce qui datait de Napoléon III, par exemple les écuries, les volières, le pigeonnier. Sur la quarantaine d’attractions dix-sept nouveaux manèges ont été construits, dont une montagne russe. On a remodelé aussi le paysage de ces 18 hectares. On y a conservé bien sûr la ferme pédagogique, considérée comme la plus belle de Paris. Ce qui est nouveau aussi, c’est la possibilité d’un ticket offrant toutes les attractions de manière illimitée. Il a fallu neuf mois pour le rénover, neuf mois comme la gestation d’un enfant ! Existe toujours le théâtre de Guignol mais plus d’ours, et pour les adolescents, entre autres nouveautés, les speed-rockets, en somme l’attraction des corps à toute allure, à fond la fusée,  vers le ciel ! L’attraction dans tous les sens donc ! Tous au Jardin, à pied, à poney, ou plaqués au siège d’une « fusée d’enfer » !