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Au nom des lieux

2min

Brie-Comte-Robert

Par le mardi 31 janvier 2017
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Brie Comte-Robert
Brie Comte-Robert - Pierre Poschadel - CC

Nous voilà à Brie-Comte-Robert, et on imagine que d’un côté la commune est déterminée par son installation dans la Brie et de l’autre par sa dépendance autrefois à un Comte

À l’ouest de la Seine-et-Marne, sur la bordure du plateau de la Brie, à trente kilomètres de Paris, traversée par l’Yerres et la Barbançonnne, nous voilà à Brie-Comte-Robert, et on imagine que d’un côté la commune est déterminée par son installation dans la Brie et de l’autre par sa dépendance autrefois à un Comte…

Le comte Robert 1er de Dreux en effet, Bill, qui fut fondateur de la ville au XIIe siècle, et qui n’était autre que le frère du roi de France Louis VII. Mais vous savez que sous la Révolution on voulut faire disparaître du nom des villes toute mention à la noblesse et donc, le 2 novembre 1792, Brie-Comte-Robert devint Brie-la-Ville, puis Brie-sur-Hyères en 1793, mais en 1814, la ville reprenait son nom initial. Une chose est certaine, la terre est bonne à Brie – comme l’on dit souvent en abrégeant Brie-Comte-Robert – avec une grande partie du territoire recouverte de limon, or le mot même de Brie vient du gaulois, bracu, la boue, avec un suffixe, bracela, d’où la notion de terre boueuse, qui a donné en ancien français le mot brai, désignant un terrain humide. Quelques-uns y voient un autre mot gaulois, briga, désignant le plateau, la hauteur. Après tout, les deux interprétations se tiennent et se complètent.

Avec deux petites rivière, l’Yerres qui s’écoule d’est en ouest, et son affluent la Barbançonne, sur la rive droite.

Et même quelques ruisseaux, le ru des Prés le Roi, le ru de Tuboeuf, le ru des Cornillots, tout cela étant propice à l’installation humaine, d’où la construction d’un château qui au XIIIe représentait une très belle place forte pour cette ancienne capitale de la Brie, et un marché agricole prospère. Et parmi les Bricomtois et Bricomtoise, mais on dit aussi les Briards, il y en a un qui m’est forcément cher, c’est Jean Nicot, à qui l’on doit, publié en 1606, un de nos premiers dictionnaires, ce qui lui fait pardonner qu’il soit aussi celui qui introduisit le tabac en France. Feuille de tabac d’un côté, feuille de dictionnaire de l’autre.