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Au nom des lieux

Corbeil-Essonnes
Corbeil-Essonnes - CyrilB1881 - CC

Corbeil-Essonnes

Diffusion du jeudi 2 mars 2017 Durée : 2min

Nous voici à 29 kilomètres au sud-est de Paris, dans l’Essonne, dans une ville qui fut connue par ses grands moulins, profitant du fait qu’elle se situe au confluent de l’Essonne et de la Seine, c’est bien sûr Corbeil-Essonnes. Pourquoi Corbeil-Essonnes et pas Corbeil-sur-Essonne, ou sur Seine ?

Nous voici à 29 kilomètres au sud-est de Paris, dans l’Essonne, dans une ville qui fut connue par ses grands moulins, profitant du fait qu’elle se situe au confluent de l’Essonne et de la Seine, c’est bien sûr Corbeil-Essonne. Mais pourquoi Corbeil-Essonnes et pas Corbeil-sur-Essonne, ou sur Seine ?

Ou bien encore, Bill, Corbeil-la-Montagne, comme on l’avait rebaptisé sous la Révolution. En fait, il y avait deux communes qui se touchaient, d’un côté Corbeil au nord, de l’autre Essonnes au sud, et dans les cahiers de doléances de 1789, on perçoit déjà la volonté des habitants de fusionner, mais il faut attendre longtemps, 1946, pour qu’un préfet demande aux maires des deux communes de se rapprocher, et ce ne sera que le 9 août 1951 que sera créée officiellement la commune de Corbeil-Essonnes. En fait Essonnes était plus étendue et plus ancienne que Corbeil, terre des comtes et des rois, mais au XIXe siècle les deux villes formèrent un véritable pôle industriel grâce au chemin de fer et aux cours d’eau avec ses grands moulins, ses papeteries et imprimeries. Leur fusion s’imposait aux yeux de tous.

Le nom de Corbeil, Jean, serait-il à rattacher à un panier, ou à la forme d’un panier ?

À dire vrai, l’origine du mot est confuse. Pour les uns, tout vient d’un Gaulois, Corobus, auquel on ajouta le suffixe ialo désignant une clairière, d’où Corobilum qui devint Corbeil. D’autres y perçoivent la clairière du corbeau, corbos en latin. Enfin certains pensent au gaulois Cor Beel, signifiant l’habitation sacrée. Une chose est sûre : c’est de cette ville très vivante que vient le mot corbillard, à cause des bateaux à fond plat qui approvisionnaient Paris et qu’on appelait corbeillards. Au moment de l’épidémie de la peste à Paris, on évacua, dit-on, les cadavres par ces corbeillards, d’où la désignation des voitures funéraires. Mais les Corbeil-Essonnois, n’en ont que faire parce que le corbillard, désigna aussi un carrosse, magnifique, coloré, propre à recevoir des corbeilles de fleurs ! Alors, place aux fleurs joyeuse.