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Au nom des lieux

Parc de la mairie de Coubron
Parc de la mairie de Coubron - Maryanna - CC BY Wikicommons

Coubron

Diffusion du mercredi 3 octobre 2018 Durée : 2min

Ce matin, départ pour une petite commune de la Seine-Saint-Denis, un bien joli village de moins de 5000 habitants, qui se situe au fond d’un vallon champêtre, que l’on a su préserver, aux limites de Vaujours, de Montfermeil, dans le massif de l’Aulnoye. On n’en parle pas assez, et vous avez décidé de raconter son histoire, Jean, en commençant par son nom, Coubron.

C’est vrai que voilà une commune délicieuse, et on ne s’étonne pas d’y dénicher des traces humaines datant du néolithique : on y a en effet retrouvé des éclats de silex, des haches, etc. En fait le village s’est niché autour d’un petit ruisseau qui le traverse d’ouest en est, le ru de Chantereine, et dès le Ve millénaire avant notre ère, le lieu est colonisé d’où le nom premier de la commune, Curtis Bréonis, en gros, la cour, la villa de Bréon, bréon signifiant un port, un passage assez large. Et on repère dès 1080 un premier seigneur de Coubron. La commune est longtemps rattachée à Livry et à l’Abbaye de Chelles. Le dernier seigneur, Hocquart est guillotiné sous la Révolution. Phénomène rare, la commune n’a pas été touchée par l’industrialisation et a gardé son allure champêtre, comme vous l’avez dit Robin.

Absolument, mais comment appelle-t-on les habitants de Coubron ? 

Les Coubronnais. Qui n’aiment pas trop parler du Fort de Vaujours, situé surtout sur la commune de Courtry mais un peu aussi sur Coubron, parce qu’on y expérimenta des détonateurs de bombes atomique et il y aurait là encore quelques traces radioactives. Avant 1964, Coubron était en Seine et Oise, mais dès 1968 elle était rattachée à la Seine-Saint-Denis. En fait, Coubron a été illustré par de grands peintres, Camille Corot avec une toile intitulée Souvenirs de Coubron, il y a peint aussi la forêt de Coubron, sans oublier l’écrivain Paul de Kock, avec sa nouvelle Le maître d’école à Coubron. Une très belle histoire d’un maître, d’abord pédant, qui revient au village en comprenant qu’il faut savoir rester simple et humble. Eh bien voilà, comme à France Bleu.