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Au nom des lieux

Filles du Calvaire
Filles du Calvaire - Poudou99 - CC

L'ordre des Filles du Calvaire avait été fondé par Antoinette d'Orléans

Diffusion du lundi 26 février 2018 Durée : 1min

On s’y rend ce matin, à pied ou par le métro, qu’on soit garçon ou fille, c’est au nord-est du 3e arrondissement, en plein Paris avec une rue et une station de métro qui portent le même nom, nous voici aux Filles du Calvaire, tout proche de la République. « Le Calvaire », ce n’est pas bien gai, vous nous racontez pourquoi « les Filles du Calvaire » ?

C’est vrai que le calvaire, du latin ecclésiastique « calvaria », traduction littérale dans les Évangiles du grec Golgotha, qui signifie le « crâne », nom donné à la colline où le Christ fut crucifié, n’a rien de bien de joyeux… Alors pourquoi les « Filles du Calvaire », parce qu’à l’emplacement de cette rue se situait le Couvent des Filles-du-Calvaire et lorsque la rue a été ouverte le 7 août  1698, on en a tout simplement repris le nom. Ce Couvent, qui s’appelait en réalité Couvent de Notre-Dame du Calvaire a de fait disparu : il était situé entre la rue à laquelle il a donné son nom et la rue de Turenne. L’ordre de ces  religieuses dédiée à Notre-Dame du Calvaire, avait été fondé en 1617 par Antoinette d’Orléans, et les Religieuses, appelées « filles » du Calvaire, s’étaient entre autres installées à Paris en 1633, dans ce couvent dont la première pierre du couvent avait été posée par Richelieu en 1635. Cet ordre religieux consacré aux pauvres et aux enfants fut supprimé en 1790 et la propriété vendue comme bien national. 

Et c’est aussi une station de métro, à la limite du 3e et du 11e arrondissement

Effectivement, cette station a été ouverte le 5 mai 1931, et on lui a donné ce nom pour sa proximité avec la rue des Filles du Calvaire. En fait, cette rue a été de nouveau d’actualité, puisqu’on retiendra que dans l’affreuse nuit des attentats terroristes du 13 novembre 2015, un poste médical s’était tenu dans un bar de cette rue pour accueillir les blessés et particulièrement ceux du Bataclan. Eh bien place à la vie, à la jeunesse, c’est elle qui doit toujours gagner.