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Au nom des lieux

2min

Fointainebleau

Par le mercredi 9 novembre 2016
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Fontainebleau
Fontainebleau © Getty - Alessandro Vannini - Corbis Historical

On part à soixante-et-un kilomètres de Paris, au sud-est, en Seine-et-Marne, au cœur d’une immense forêt, dotée d’un château marqué par la Renaissance et les célèbres adieux de Napoléon à ses grognards, aucun doute, on est à Fontainebleau… un nom qu’on doit sans doute à une fontaine ?

On part à soixante-et-un kilomètres de Paris, au sud-est, en Seine-et-Marne, au cœur d’une immense forêt, dotée d’un château marqué par la Renaissance et les célèbres adieux de Napoléon à ses grognards, aucun doute, on est à Fontainebleau… un nom qu’on doit sans doute à une fontaine ?

Le début du mot nous y invite et c’est bel et bien en effet le latin fons puis le gallo-roman fontana, fontaine, qu’on y retrouve. Mais en fait, il y avait à la suite le nom d’un homme germanique, sans doute Bladwald, devenu Bliau et c’est cette source, cette Fontaine de Bliau qui est à l’origine de la contraction en Fontainebleau. Cela étant, on a imaginé au XVIe siècle de fausses étymologie en assimilant par exemple joliment Fontainebleau à « Fontaine (de) belle eau ».

Quand on pense à Fontainebleau, Jean, on retient forcément son château, qui date de quand ?

En fait, la fontaine est à l’origine de la construction d’un rendez-vous de chasse et d’une chapelle sous Louis VII, Saint-Louis construisit ensuite un pavillon, mais Fontainebleau prend vraiment son essor avec François premier qui y fait bâtir un palais sur le mode italien. Louis XV s’y mariera, en 1725, puis Napoléon le rénovera, mais il y abdiquera aussi en faisant ses adieux aux grognards, dans la Cour appelée aujourd’hui la Cour des Adieux. Quant à la forêt avec ses vingt-trois mille hectares, elle offre également une origine au nom de la ville avec Saint-Louis. Au cours d’une chasse son chien préféré, Bleau, égaré, aurait en effet été retrouvé à une fontaine appelée dès lors FontaineBleau ! Les bellifontains ont donc le choix : un germanique propriétaire de la source, ce dont on est presque sûr, ou un chien égaré ! Il ne manquerait plus qu’une anecdote avec les carpes, heureusement, elles sont muettes