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Préhistoire, une énigme moderne au Centre Pompidou
Préhistoire, une énigme moderne au Centre Pompidou

L'exposition préhistoire au centre Pompidou

Diffusion du jeudi 16 mai 2019 Durée : 2min

Vous nous emmenez aujourd’hui, dans le IVe arrondissement, au Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou. La culture est en effet au rendez-vous avec une exposition qui va pouvoir être visitée jusqu’à la mi-septembre. Et on remonte à la Préhistoire ! c’est presque paradoxal, avec le Centre Pompidou plutôt versé dans l’art contemporain...

Eh bien en réalité, c’est un voyage dans le temps qui est proposé pour mettre en lumière les liens unissant la préhistoire à l’art contemporain. En fait, les artistes modernes ont fantasmé la préhistoire à travers plus de trois cents œuvres, dont certaines d’ailleurs créées pour l’occasion. Le parcours est chronologique, on retrouve par exemple aux côtés de la Vénus de Lespugue et du Mammouth de la Madeleine, des œuvres contemporaines leur faisant écho. La Vénus de Lespugue est une statuette en ivoire, une des plus célèbres représentations féminines préhistoriques, découverte donc à Lespugue, en Haute Garonne. Quant au Mammouth de La Madeleine, c’est un dessin gravé sur ivoire, trouvé en 1864 à La Madeleine dans la Dordogne : il a prouvé que les mammouth et les premiers hommes on coexisté. Une des caractéristiques de l’exposition, c’est aussi de montrer que la représentation de la préhistoire est une idée récente. 

C’est vrai qu’un mot comme mammouth ne se retrouve pas dans la littérature du Moyen Âge ! 

Non en effet, la première fois qu’il apparaît c’est en 1692, emprunté au russe, qui disposait en Sibérie de restes de mammouth. Au XIXe siècle l’orthographe en est encore très aléatoire. Mais un mammouth tout de même, c’est concret, alors que la préhistoire c’est un concept récent défini comme la période qui voit naître l’homme et va jusqu’à l’écriture et l’emploi des métaux. La préhistoire c’est aussi parfois une image : dans un roman d’Alssandro Baricco, appelée Soie, publié en 1997, l’auteur évoque par exemple ainsi son personnage féminin : « elle gardait les lèvres entrouvertes, on aurait dit la préhistoire d’un sourire ». Alors vive l’histoire !