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Au nom des lieux

Forêt de Chantilly
Forêt de Chantilly © Maxppp - Olivier Arandel - Le Parisien

Dans les bois du château de la Reine Blanche

Diffusion du vendredi 28 juillet 2017 Durée : 1min

Avec de bonnes chaussures, on part ce matin se promener en forêt, à 37 kilomètres au nord de Paris, dans le département du Val-d’Oise et de l’Oise, dans une forêt de 6344 hectares ! Elle porte le nom d’un château et d’une crème, vous avez reconnu la forêt de Chantilly. Jean, on part l’arpenter…

Oui, pas dans sa totalité, parce qu’elle est immense… avec une longue histoire puisqu’elle a été créée progressivement depuis le Moyen Âge, il s’agissait en effet d’en faire une grande réserve de chasse. Et de fait, les arbres qui la constituent sont magnifiques : d’abord des chênes, pour presque la moitié de la forêt, ensuite des pins sylvestres, des charmes et des hêtres. Rappelons que les pins sylvestres sont des pins résistants, dont le tronc est légèrement orangé vers la cime et que le mot sylvestre est construit sur le latin silva, le bois. On oppose évidemment le pin sylvestre au pin maritime. Pour revenir à la forêt, c’est la septième forêt la plus visitée de la région parisienne, avec une altitude moyenne de 65 m et une hauteur isolée au nord qu’on appelle la butte aux Gens d’Arme. La forêt est traversée par la Thève au sud et la Nonette, au nord, noms délicieux de petites rivières d’un peu moins de 40 km. Tout cela donnant à la futaie beaucoup de charme.

Jean, vous nous rappelez ce qu’est précisément une futaie et je crois que tout à l’heure vous m’avez parlé du château de la Reine Blanche…

Fustis en latin, veut dire bâton, tronc, et le fût est donc la partie bien droite et sans branche de l’arbre. Une futaie, c’est donc une forêt d’arbres très élevés. Quant au château de la Reine Blanche, c’est un ancien moulin mis à la mode « troubadour » par le duc de Bourbon, entouré de hêtres centenaires, qui servait de rendez-vous de chasse. On l’appelle « château de la Reine Blanche » parce que c’est Blanche de Navarre, épouse de Philippe VI, qui l’aurait fait bâtir au XIIe siècle… Mais pour moi, c’est surtout l’endroit où mon grand-père a connu ma grand-mère. Ça ne s’oublie pas tout de même, l’idylle de ses grands-parents