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La Marne

La Marne à Charenton

Au nom des lieux du vendredi 14 octobre 2016

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À l’Est du bassin parisien, longue de 514 kilomètres, on va voguer ce matin sur la Marne, principal affluent de la Seine.

La Marne

À l’Est du bassin parisien, longue de 514 kilomètres, on va voguer ce matin sur la Marne, principal affluent de la Seine.

Un affluent qui prend sa source sur le plateau de Langres et se jette dans la Seine à Charenton-le-Pont et Alfortville dans le Val-de-Marne. Et quand on y réfléchit, elle donne son nom à pas moins de quatre départements français : la Haute-Marne, à Langres, Chaumont et Saint-Dizier ; la Marne, à Vitry-le-François et Chalons en Champagne par exemple ; la Seine-et-Marne, à Meaux, Chelles ; le Val-de-Marne, à Nogent-sur-Marne, Créteil, Champigny-sur-Marne, Saint-Maur-des-Fossés, Joinville-le-Pont, Saint-Maurice, Bry-sur-Marne, le Perreux-sur-Marne et, déjà nommée, Maison-Alfort. Encore faudrait-il préciser qu’elle traverse aussi la Seine-Saint-Denis, par exemple à Gournay-sur-Marne, Noisy-le-Grand, Neuilly-sur Marne et Neuilly-Plaisance. Quel fleuve, nourricier ! et c’est d’ailleurs de là, nourricier, que vient son nom d’origine gauloise.

Nourricier ? Marne signifierait « nourricier » en langue celtique ?

On retrouve ce grand fleuve cité en latin dans La Guerre des Gaules par Jules César, sous la forme Matrona, construit sur le mot gaulois matra, mère et, en somme, la Marne, c’est la « rivière-mère », donc nourricière, arrosant comme on l’a vu de nombreuses villes, avec pas moins de 183 kilomètres navigables. Et elle a inspiré de grands peintres, par exemple Paul Cézanne, en 1888, qui a peint Les rives de la Marne, ou encore Pissaro à Chenevière. Attention, quand on évoque la marne, en tant que mélange naturel d’argile et de calcaire, aucun rapport avec la Marne, même si c’est aussi un mot gaulois. Pas de marne sur le lit de la Marne ! M majuscule s’il vous plaît.

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