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Au nom des lieux

La Parisienne
La Parisienne © Maxppp - Philippe Lavieille - Le Parisien

La Parisienne, course à pied

Diffusion du lundi 10 septembre 2018 Durée : 2min

Hier avait lieu la grande course à pied, appelée la Parisienne, la Parisienne parce qu’il s’agissait d’une course à pied exclusivement féminine, avec un départ donné Pont d’Iéna, très impressionnant. Et c’est maintenant une course bien installée. Est-ce qu’en définitive elle ne donne pas au mot Parisienne une nouvelle dimension ? 

Absolument, en fait il y eu le titi parisien, apparu en 1830, de formation enfantine et qu’on retrouve dans Les Comiques de Paris en 1834, ensuite le parigot, mot argotique, construit sur Paris, attesté en 1886, et enfin la parisienne, considérée comme coquette et piquante Elle fut l’objet en 1885 d’une comédie de Henri Becque, et Balzac, en 1831, en vantait déjà les charmes mais avec perfidie : « La Parisienne, écrivait-il, a une « beauté qui gît dans une grâce indescriptible, vaine de sa toilette et de son esprit, armée de sa toute-puissante faiblesse, mais qui sait artificieusement créer les trésors de la passion et contrefaire les accents du cœur. » Diable, quel portrait ! Heureusement est venue la Parisienne en rien futile mais sportive, joggeuse. Il n’y a qu’à imaginer cette course à pied de presque 7 km, rassemblant environ 40 000 femmes avec 20 vagues de départ, et un objectif humanitaire, soutenir la recherche contre le cancer du sein. Vive les Parisiennes.

Et il s’agit donc de la course à pied… 

Oui et je suis bien heureux qu’on utilise ce mot plus juste que jogging, un mot anglais entré en 1974 qui vient de l’anglais, to jog, trottiner. Nous avons deux modes de locomotion, d’un côté la marche et de l’autre la course à pied, qui suppose un moment où les deux pieds ne touchent pas le sol contrairement à la marche. Ce qui donne des vitesses qui peuvent aller de 6 km/h pour les couses de fond à 40 km/h pour le sprint. Et l’être humain s’est montré là bien supérieur à l’animal dans l’endurance. Vous savez, je suis franchement admirateur des Parisiennes, mais pas question de les suivre ! De quoi faire une crise cardiaque ! Mourir d’amour, oui, mais, Robin,  pas en courant…