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Le Chateau de Guermantes
Le Chateau de Guermantes - Thor19 - CC Wikicommons

Le château de Guermantes

Diffusion du lundi 4 juin 2018 Durée : 1min

Ce matin, vie de château ! En Seine-et-Marne, et plutôt un château du XVIIe siècle, un château qui a inspiré à Marcel Proust le nom d’un de ces célèbres personnages de sa non moins célèbre œuvre mondialement connue À la Recherche du temps perdu, il s’agit du Château de Guermantes…

Et ce château en fait n’apparaît pas dans l’œuvre de Proust, mais il lui a inspiré le nom de la famille aristocratique qu’il met en scène avec notamment Palamède de Guermantes, le baron de Charlus, ainsi que le duc de Guermantes et son épouse Oriane, avec leur neveu Robert de Saint-Loup. Et l’on dispose  même d’un volume d’À la recherche du temps perdu intitulé Du côté de Guermantes. C’est un des rares cas où une commune doit aussi sa célébrité à une fiction romanesque. Guermantes se situe précisément à 32 km à l’est de Paris. C’est jadis une famille aujourd’hui éteinte qui a donné son nom au village initialement appelé Le Chemin-en-Brie. Le château était en ruine et il fut reconstruit par Pierre Viole au XVIIe siècle, mais en fidèle du Prince de Condé, ce dernier fut proscrit pour crime de félonie en 1654. Le château est dû à Jules Hardouin-Mansart : on doit à son oncle les mansardes, dont il se fit une spécialité  dans ses constructions. 

C’est un des très beaux châteaux de l’Île-de-France, classé dans les monuments historiques… 

Classé le 9 août 1944. Ce château, disent les guides, a « la sobriété des demeures des parlementaires aux champs sous l’Ancien régime ». Sobriété architecturale certes, mais tout de même avec une galerie d’apparat qu’on a appelée plaisamment « la belle inutile », pas moins de 31 m de long avec 18 fenêtres, un grand escalier superbe qui descend à la Chapelle. Ajoutons-y, au « bel étage » deux chambres qui ont gardé leur décor Louis XIII, avec  plafond cintré, riche de stucs le tout richement orné par une école italienne venue de Fontainebleau. Bref, quel charme, ce « bel inutile » et ce « bel étage » et ce « bel château »…  non, pardon ce très beau château !