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Au nom des lieux

Mairie du Pré St Gervais
Mairie du Pré St Gervais - Zantasktik - CC

Le Pré-Saint-Gervais est la plus petite commune du 93

Diffusion du lundi 9 octobre 2017 Durée : 1min

On part ce matin dans un pré, si j’en juge au nom de cette commune de la Seine-Saint-Denis, nichée dans la première couronne de l’agglomération parisienne et limitrophe de Paris, au nord-est de Pantin, en fait sur le flanc nord de la colline de Belleville. Au Pré-Saint-Gervais donc.

Et donc en effet en toute proximité avec Paris, en longeant le périphérique, ce qui explique qu’il s’agisse de l’une des communes dotée de la plus forte densité de population au kilomètre carrés, 25000 habitants en moyenne au kilomètre carré ! Alors, certes, de par son nom même, on se doute qu’il y eut à l’origine un pré, sur un territoire de fait réputé au Moyen Âge parce qu’on y trouvait alors des sources utiles au bétail et plus largement à l’agriculture. Certes, de la prairie initiale, il ne reste plus vraiment d’herbages, même si la commune reste très plaisante, mais le Pré, comme l’appellent souvent les habitants du Pré-Saint-Gervais, par définition limité en surface, explique aussi que le Pré-Saint-Gervais représente la plus petite commune de Seine-Saint-Denis, commune créée en 1793.

Mais pourquoi Saint-Gervais ? Ce saint y a séjourné ? Et comment alors appeler les habitants de cette commune, marquée par un pré et un saint ?

Bon, tout d’abord, rappelons qu’il y a beaucoup de communes en France qui s’appellent Le Pré, et que comme c’est un peu insuffisant, il faut adjoindre une précision. Ici, il est presque certain qu’une relique de saint Gervais a été donnée à la chapelle fondée sur ledit pré, relique donnée par l’abbaye de Saint-Denis, toute proche. Saint-Gervais, martyr chrétien, vivait au Ier siècle sous Néron. Avec son jumeau Protrais, Gervais avait donné tous ses biens aux pauvres, Néron les arrêta et fit fouetter Gervais jusqu’à ce qu’il meurt. C’est au martyr qu’on doit le gentilé, Gervaisien. Et parmi les Gervaisiens, j’ai un faible pour, au XVIIIe, Rousseau et Bernardin de Saint-Pierre, deux amoureux de la nature qui se rendaient souvent au Pré-Saint-Gervais, en traversant le périphérique, non… la je m’égare…