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Au nom des lieux

Forêt de Rambouillet
Forêt de Rambouillet © Maxppp - Didier Saulnier

la forêt de Rambouillet

Diffusion du lundi 31 juillet 2017 Durée : 1min

Il y a quelques jours on parcourait la forêt de Chantilly au nord, impressionnante, eh bien ce matin, place à une autre très grande et belle forêt, au sud, sud des Yvelines, un espace boisé de pas moins de 200 km², une forêt domaniale s’étendant sur 29 communes, avec des étangs, des rochers, du sable, des cascades, Jean, on part tout de suite…

Sans hésiter, dans une forêt qui d’ailleurs autrefois était encore plus vaste et s’appelait la forêt d’Yveline, qui s’étendait jusqu’à Meudon et la vallée de Chevreuse, et ceinturait même Paris jusqu’à la Seine. Et comme toute grande forêt, son entretien et son prestige ont tenu jadis, du XVIe au XVIIIe siècle, au fait qu’il s’agissait d’une chasse royale, d’où un réseau de routes en étoile, et la plantation de futaies. Pour le plus grand bonheur des promeneurs très nombreux puisque la forêt de Rambouillet est aujourd’hui la deuxième des forêts d’Île-de-France en nombre de visiteurs annuels, juste après la forêt de Fontainebleau. Et voilà soudain que j’ai très envie de parler des lapins qui furent extrêmement nombreux dans cette forêt, avec un rôle fondamental…

Des lapins ? Là Jean, il faut nous expliquer. On imagine que ce n’est pas lié aux chasses royales plutôt tournées vers du gros gibier, des cerfs, mais pas des lapins ! On imagine mal Louis XIV exhibant un lapin pour trophée de chasse !

Effectivement ! En fait, après la Révolution, l’autorité royale disparaissant, ce furent d’abord des coupes sauvages mettant à mal la forêt, avec heureusement en 1827, un code forestier réglementant à nouveau la coupe. Mais voilà que se multiplièrent les lapins, un fléau pour le sous-bois. Or, une terrible maladie va les décimer, la mixomatose, qui enflamme leurs paupières. Ce qui favorisa la régénération de la forêt et dans son sillage d’excellents plans d’aménagements furent instaurés. Avec un autre hôte prestigieux des lieux, le cervidé, en fait entre deux et quatre pour cent hectare. Alors ne pas oublier l’appareil photographique ! C’est tellement beau un cerf, insensible à la myxomatose !