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Musée de la Batellerie à Conflans-Sainte-Honorine
Musée de la Batellerie à Conflans-Sainte-Honorine - Nitot - CC Wikicommons

Le Musée de la Batellerie à Conflans-Sainte-Honorine rend hommage à la flotte fluviale depuis 1965

Diffusion du mercredi 20 juin 2018 Durée : 1min

Il nous faut le pied marin ce matin. Bon, toutes proportions gardées, car ce sont les bateaux de la Seine et de l’Oise qui vont nous intéresser. On se rend en effet dans les Yvelines à Conflans-Sainte-Honorine, Conflans qui, vous nous l’aviez expliqué, tient son nom du mot confluent. Et nous visitons ce matin le Musée de la batellerie.

Superbe muséecrée en 1965, et qui n’est pas consacré à la seule navigation sur l’Oise et la Seine, même si Conflans-Sainte-Honorine représente une base de mariniers à partir de 1850, avec le développement intense du trafic fluvial, pour la houille du nord et ses industries, qui firent de Conflans un point de ralliement européen. C’était logique d’y installer un musée de la batellerie, ce mot désignant l’ensemble des bateaux de rivières, mais aussi des personnes travaillant dans les transports fluviaux. C’est un mot attesté en 1390, construit bien sûr sur le mot bateau issu de l’anglo-saxon bat, auquel on a ajouté le suffixe –eau. 

Que trouve-t-on alors dans ce musée de la batellerie ?

Eh bien précisons d’abord qu’il se situe dans l’ancien château Gévelot, le château du Prieuré, et qu’il a été créé à l’initiative de Louise Weiss, journaliste et femme de lettres féministe et pro-européenne qui possédait une maison à Conflans-Sainte-Honorine, dont elle appréciait l’histoire liée à la batellerie. Ce musée de la batellerie et des voies navigables s’organise en trois sections, la première dans laquelle on raconte l’histoire de la batellerie aux XVIIe et XVIIIe siècles avec entre autres nombre de tableaux. La deuxième section est centrée sur la batellerie des XIXe et XXe siècles, en explicitant notamment ce qu’était le touage, c’est-à-dire le remorquage des bateaux. Touer, c’est faire avancer un bateau, c’est un mot qui vient du francique togon, tirer. Il s’agit en effet de les tirer. Et une troisième section est consacrée aux écluses et aux aménagents des canaux et de ports. En bref, on n’a qu’une envie en sortant du musée, c’est de revenir à Paris sur une péniche !