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Musée des années 30 à Boulogne-Billancourt
Musée des années 30 à Boulogne-Billancourt - Jean-Pierre Dalbéra - CC Wikicommons

Le musée des années 30 à Boulogne-Billancourt était en 1925 le musée de l'art et de l'industrie

Diffusion du mercredi 30 mai 2018 Durée : 1min

On remonte dans le temps, ce matin, tout en partant dans les Yvelines, à Boulogne-Billancourt, et plus précisément en entrant dans son Musée des Années 30. Attention 1930, pas 2030 bien sûr ! Alors pourquoi à Boulogne-Billancourt, qui n’est pas une ville des années 30 ! 

Eh bien, ce musée à été créé à l’occasion de la commémoration du décret de 1925 qui a renommé la commune de Boulogne en Boulogne-Billancourt, avec pour argument entre autres la « modernité des arts et de l’industrie ». Voilà du coup pourquoi c’est un musée municipal, qui a été installé au tout départ dans les locaux de l’Hôtel de ville. En fait c’est le docteur Albert Besançon, qui en fut le premier conservateur en regroupant des collections diverses qui touchaient le patrimoine culturel et industriel de Boulogne  Billancourt.  On lui doit beaucoup et ensuite à Emmanuel Bréon qui prend sa succession en choisissant d’explorer une période particulière, celle des années 30, année très riches pour la commune culturellement et industriellement. Et le musée déménage en 1998. 

Pour aller où ? Et en changeant de nom du coup ?

Oui, le voilà devenu Musée des années 30, avec toutes sortes d’œuvres, notamment celles des orientalistes et les peintures des Colonies. Il s’installe dans l’espace Paul Landowski, desservi par la station de métro Marcel Sembat, avec et 800 tableaux, 20 000 dessins, 1500 sculptures, force affiches, du mobilier, et même des maquettes de maison des années 30. Une remarque sur la formule : années 30, au pluriel. La tradition veut que soit ainsi désignée la décennie qui suit le chiffre des dizaines, mais en fait on ne dira pas les années 10 par exemple, en revanche les années 20, les années 30 sont bien installées dans nos dictionnaires. Et une dernière remarque en 2020, on dira plutôt les années 1920… Ah ce serait bien si je pouvais dire plus tard : j’ai beaucoup aimé les années 2030