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Au nom des lieux

Katy Perry au Musée Grévin
Katy Perry au Musée Grévin © Getty - Laurent Viteur

C'est à une idée d'un journaliste qu'on doit le Musée Grévin

Diffusion du mardi 5 décembre 2017 Durée : 1min

Jean, vous n’avez pas encore votre statue là où nous allons mais on y retrouvera Zidane, et bien des vedettes, en cire bien sûr, et vous avez compris qu’on se rend dans le 9e arrondissement, Boulevard Montmartre, au Musée Grévin. Vous nous racontez l’histoire de ce musée, Jean, et pourquoi Grévin, d’ailleurs ?

Volontiers et en l’occurrence, il faut remonter à 1882, quand le journaliste Arthur Meyer, directeur du quotidien Le Gaulois, a une idée curieuse : voilà que ce spécialiste de l’actualité souhaite en effet mettre en scène des poupées de cire grandeur nature, représentant fidèlement des personnalités de l’actualité. Il lui faut un sculpteur, et en l’occurrence c’est un sculpteur caricaturiste en vogue à l’époque, Alfred Grévin, qu’il charge de ce travail. Voilà pour l’artiste. Mais il faut aussi de l’argent pour réaliser tout cela, pour lancer l’opération et il fait appel à un banquier, Gabriel Thomas. Quand arrive 1900, avec l’Exposition universelle, on construit un Palais des mirages, et Alfred Grévin a l’idée de le récupérer, d’où une extension du musée désormais appelé Grévin. Et l’affaire prospère considérablement, au point d’être cotée en bourse : le Musée Grévin devint un très haut lieu de rêve à Paris.

Avec je crois plus de 300 personnalités qui y sont représentées… Zidane, comme nos Présidents !

Oui, d’hier à aujourd’hui, avec des décors adaptés. Par exemple, Jeanne d’Arc sur son bûcher, qui ne brûle pas bien sûr… Mais aussi Marat assassiné dans sa baignoire-sabot par Charlotte Corday, sans eau bien sûr… Mais il y a aussi des personnalités internationales, Elvis Presley, bien sûr avec ma guitare… non là je m’égare ! Et comme on se trouve dans le monde de l’illusion, ne pas oublier le Palais des mirages, qui le jouxte, avec d’incroyables jeux de miroirs. En fait, les étrangers ne manquent jamais de visiter le Musée Grévin, mais il arrive, qu’en tant que Parisiens, on l’oublie. On ne va tout de même pas attendre d’être célèbre et morts pour entrer au musée Grévin