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Au nom des lieux

Les colonnes du Palais Brongniart à Paris
Les colonnes du Palais Brongniart à Paris © Getty - C Squared Studios - Stockbyte

Le salon du dessin au Palais Brongniart

Diffusion du mercredi 27 mars 2019 Durée : 2min

Direction, le 2e arrondissement, pour le Palais Brongniart, qu’on appelait autrefois Palais de la Bourse. Monument impressionnant, dans le quartier Vivienne, avec son Salon du dessin qui commence aujourd’hui. Mais d’abord, pourquoi ce nom, Palais Brongniart ?

En fait, c’est le nom de l’architecte Alexandre Théodore Brongniart, né en 1739, mort en 1813, architecte à qui Napoléon Ier avait confié la construction de cet édifice imposant qui devait aux yeux de l’empereur marquer la puissance de la France et son rayonnement sur le commerce européen. Il espérait par ce bâtiment dédié au commerce, la Bourse de Paris, centraliser l’ensemble des échanges économiques européens. En fait, si on lui donna le nom de Palais Brongniart, cet architecte n’en vit pas l’achèvement, qu’on dut à Eloi Labarre, c’est lui qui posa la dernière pierre à l’édifice en novembre 1825. C’est un monument massif, entouré de colonnades, ce que les Grecs appelaient un péristyle, comme au Parthénon. À Paris, le Panthéon fait aussi partie des édifices munis d’un péristyle. Ici c’était le temple de la bourse et Bonaparte avait vu juste puisque, cinquante ans après sa construction, la Bourse de Paris devenait la deuxième au monde après Londres. Cependant avec l’informatique, dès 1987, tout était géré dans les locaux des banques, en dehors du Palais Brongniart.

Et c’est comme cela que le Palais est devenu désormais un lieu de conférences, de réceptions, de séminaires et d’expositions… 

En effet, d’où le Salon du dessin qui s’y installe du 27 mars au 1er avril, avec trente-neuf galeristes venues du monde entier pour y exposer les plus beaux dessins, sans oublier Manet, Gauguin, Matisse, Picasso, Miro, ou encore Schiele et Klimt. C’est en fait la 28e édition de ce salon avec comme chaque année des dessins inédits. Laissons le dernier mot aux auteurs de mots croisés qui définissent le dessin comme « le travail à la mine », à la mine de crayon bien sûr !