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Au nom des lieux

Les Clayes-sous-Bois
Les Clayes-sous-Bois - HenruSalome - CC

Les Clayes-sous-Bois est un véritable puits à fautes d’orthographe

Diffusion du mercredi 29 novembre 2017 Durée : 1min

Nous partons ce matin pour la plaine de Versailles, donc dans les Yvelines, plein ouest, on parcourt environ 30 km en partant de Paris et nous voilà à Les Clayes-sous-Bois, et attention, c’est un mot pour les forts en orthographe, la faute nous guette… comment écrivons-nous le nom de cette charmante commune ?

Pas question de l’écrire comme la clef de notre porte d’entrée, mais claye avec un s puisqu’il s’agit des Clayes-sous-Bois et comme pour tous les noms de lieux composés n’oublions pas le trait d’union avant « sous » et « bois ». Alors que veulent dire ces clayes ? Inutile d’en chercher le sens dans un dictionnaire du XXIe siècle avec cette orthographe, le mot n’existe plus ainsi, même si on en trouve encore un dérivé avec la clayère, un parc à huîtres fermé. Mais, évidemment, il n’y a pas d’ostréiculture à Les Clayes-sous-Bois. Il faut en fait se reporter à la claie qui désigne, depuis son entrée en français, vers 1155, un treillis d’osier ou de branchage, servant de clôture. C’est un mot gaulois, en fait de même sens que le plessis, qui lui vient du latin plexus, plié. On parle encore aujourd’hui de claie de branchages, de parc à bestiaux. Et c’est donc l’origine du nom de la commune.

Et bien sûr « sous bois » s’explique tout seul… Mais c’est plus compliqué de savoir comment s’appelle les habitants des Clayes-sous-Bois ? Donnez-nous la clé, Jean…

Volontiers, ce sont les Clétiens, en conformité avec le bas latin cleta, tiré du mot gaulois, et qui fut le premier nom de cette commune, qui abrite au reste encore un bois, une partie du Bois d’Arcy. En fait, ce n’est qu’en juillet 1931 qu’on a ajouté sous-bois. 300 habitants au début du XXe s., 17 000 au début du XXIe : superbe expansion ! Et un Parc magnifique, le Parc de Diane avec son arbre, un platane de 450 ans ! Qui dit mieux ! Un platane planté par Anne de Poitiers, maîtresse d’Henri II, et très belle Clétienne ! Merci Diane pour ce Platane, ça rime