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Au nom des lieux

Les Lilas, station du Tramway de l'Opéra, place Paul de Kock
Les Lilas, station du Tramway de l'Opéra, place Paul de Kock - Scanné par Claude Shoshany — Collection personnelle

Les Lilas doivent leur nom aux fleurs qui recouvraient naguère cette colline

Diffusion du mardi 21 novembre 2017 Durée : 1min

Aujourd’hui, on part en Seine-Saint-Denis, avec un bouquet de fleurs…et pas n’importe quelles fleurs, des lilas ! Pas des Lilas d’Espagne ou de Perse, mais tout simplement nous rejoignons la commune qui s’appelle Les Lilas, et qui sans doute Jean, porte ce nom à cause des fleurs

Tout juste, mais rappelons tout de suite que la commune des Lilas est très récente : sa création date en effet d’octobre 1867… Elle se situe comme on sait aux portes de Paris, sur la colline de Belleville, en banlieue Est, avec sur son territoire le point culminant du département, 131 mètres d’altitude. Vertige garanti ! C’est justement parce que c’est une colline offerte au soleil que le territoire était recouvert de champs, de vignes, de bois de bouleaux, de vergers, et bien sûr de lilas. Au XVIIIe siècle, même si un axe routier traverse l’endroit en partant de Paris pour rejoindre Romainville, le lieu est pour ainsi dire dépourvu d’habitations. C’est vers 1810 que les bois y deviennent une promenade à la mode ! Des bosquets, du lilas, et le petit gris des vignes de Bagnolet, que demander de mieux, pour un beau dimanche après-midi en amoureux !

Rien ! Et donc, Jean, la ville va pousser très vite pour atteindre aujourd’hui 22 000 habitants, c’est une croissance formidable !

Indéniablement, Robin, on passe de 3 maisons recensées en 1820 à trois cents en 1858, avec une trentaine de débits de boissons. Évidemment, le bois y perd des feuilles ! Et ce sont les heureux habitants du lieu qui demandèrent la création d’une ville, à partir d’une pétition envoyée le 20 février 1859. Au départ, ce devait s’appeler le Bois de Romainville, puis Napoléon le Bois. Ce sera finalement en 1867 Les Lilas. On l’a échappé belle ! Après la Seconde Guerre mondiale, la ville se développera considérablement, et les Lilasiens adopterons une superbe devise : « J’étais fleur, je suis cité ». Voila qui a dû plaire au lilasien Jean Yanne, et qu’aurait aimé Paul de Kock, un écrivain tombé amoureux du lieu au tout départ. Ah le parfum des lilas.