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Au nom des lieux

Les petits champions de la lecture
Les petits champions de la lecture

Les petits champions de la lecture à Bobigny

Diffusion du mercredi 10 avril 2019 Durée : 1min

Nous partons pour la Seine-Saint-Denis, précisément à l’Hôtel du Département. Rendez-vous avec la jeunesse, puisqu’il s’agit du jeu national de lecture à voix haute, intitulé « Les petits champions de la lecture », avec les élèves de Cours Moyen 2e année de la Seine-Saint-Denis, le tout organisé par le Syndicat National de l’Édition. De quoi il s’agit précisément ? 

Eh bien à Bobigny - qui tient son nom de Balbinius, ancien général romain qui créa une villa dans en forêt de Bondy, appelée Balbiniacum, et dérivant jusqu’à Bobigny - à Bobigny donc se déroule cette après-midi la finale départementale organisée par le Syndicat national de l’édition, le tout dans le cadre du Salon du livre et de la presse jeunesse. En quoi consiste ce concours ? À lire à haute voix un extrait de trois minutes d’un récit choisi. Et ce sont donc 18 finalistes qui vont se mesurer à qui lira le mieux. Qui sait, ce seront peut-être de futurs animateurs de la radio ! En tout cas de fins lecteurs.

Ces mots lecteurs, lecture, finalement, ils viennent d’où ? 

Repérons déjà qu’on a affaire à une large famille qui regroupe des mots tels que lecteur, lectrice, lecture, lire, collecter, collection,  tout cela partant d’une même racine latine legere signifiant « ramasser, cueillir ». Lire c’est en vérité cueillir des lettres par les yeux,. Et collecter, c’est cueillir ensemble plusieurs choses, d’où son résultat la collection. En réalité celui qui lit bien c’est celui qui collecte les ensembles de lettres formant les mots et les phrases. Les meilleurs lecteurs de Seine-Saint-Denis seront donc ceux qui n’ayant aucun problème pour cueillir, lire des phrases sauront donner le ton, ce qui ne se détecte qu’à lecture orale. Il faut aussi savoir qu’au Moyen Âge, on a d’abord lu à voix haute avant de lire à voix basse, puis silencieusement, En fait, chacun lit comme il veut. Jules Renard racontait en 1894 qu’il aimait à lire comme les poules boivent, en relevant fréquemment la tête. Bon, ne comptez pas sur moi pour lire comme cela, même quand, je lis cot cot codek