Replay du mardi 25 avril 2017

Livry-Gargan

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On s’embarque ce matin pour la Seine-Saint-Denis, à 12 kilomètres au nord est de Paris, sur le flanc de la forêt de Bondy à la limite d’Aulnay-sous-Bois, nous sommes à Livry-Gargan, commune au nom intriguant, dont on ne devine pas tout de suite l’origine. Un nom de personne ?

Livry-Gargan
Livry-Gargan - clicsouris - CC

On s’embarque ce matin pour la Seine-Saint-Denis, à 12 kilomètres au nord est de Paris, sur le flanc de la forêt de Bondy à la limite d’Aulnay-sous-Bois, nous sommes à Livry-Gargan, commune au nom intriguant, dont on ne devine pas tout de suite l’origine. Un nom de personne ?

À dire vrai, deux. Au tout départ, il y a un certain gallo-romain, Liberius, qui y installe un domaine d’où Livriacum, qui aboutira au bout de quelque siècles à Livry. Cela étant on a aussi évoqué le latin livreia, la lisière, et ce serait alors la lisière de la forêt de Bondy, mais qui a pu aussi être à l’origine d’un nom propre. Quant à la seconde partie de ce nom propre composé, Gargan, il s’agit du nom du premier industriel de la commune accolé en 1912 à Livry, en fonction des quartiers créés à partir du lotissement de sa propriété. On passait ainsi à deux noms propres, mais pour le gentilé on s’est contenté du premier mot, Livry.

Le gentilé, c’est-à-dire la dénomination des habitants d’un lieu. Et donc ici, ce sont les Livryens ?

Tout juste, avec un y. Et parmi les célèbres Livryennes, impossible de ne pas citer Madame de Sévigné, qui séjourna fréquemment chez son oncle à l’abbaye de Livry, bel endroit au cœur de ce qui n’était encore au XVIIe siècle, qu’un joli petit village, avant la grande ville d’aujourd’hui de plus de 40 000 habitants ! Et qu’écrit la marquise à propos de Livry : « C’est mon lieu favori pour écrire, mon esprits et mon corps y sont en paix » ! Quel beau compliment. Et elle poursuit : « La beauté de Livry est au-dessus de tout ce vous avez vu. Les arbres sont d’un vert admirable, tout est plein de chèvrefeuille », parfum qu’elle vante tant et plus. Eh bien les Livryens savent être reconnaissants. Que trouve-t-on en effet sur l’écusson de la ville ? Certes, une grappe et des glands pour rappeler les vignes d’hier et la forêt, mais aussi les armes de Madame de Sévigné ! Ah le bel écusson ! Et la délicieuse Livryenne.

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