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Au nom des lieux

Monfot-L'Amaury
Monfot-L'Amaury - Henry Salomé - CC

Montfort l’Amaury s'est appelé un temps Montfort-le-Brutus

Diffusion du mercredi 14 mars 2018 Durée : 2min

Ce matin on va faire 45 km à vélo en partant de Paris, direction l’Ouest, dans les Yvelines.  Ou en train, départ de la Gare Montparnasse, et on descend tout simplement à la gare de Montfort l’Amaury-Méré. Une petite heure de trajet. Mais au fait pourquoi Montfort et L’Amaury ?

Pour Montfort, c’est assez simple, on a repéré dès 999 une forme latine, Mons Fortis, qu’on peut tout simplement traduire par « Mont fortifié ». En fait comme presque tous les lieux un peu élevés, ce fut d’abord un site défensif. Et puis il y a eu plusieurs dénominations successives en fonction de l’appartenance à la région ou à un maître, d’où  Montfort-en-Yvelines puis Montfort l’Amaury, et pendant la Révolution, en 1793, le disgracieux Montfort-le-Brutus qui fort heureusement n’a pas perduré. Amaury fut en fait le premier comte du lieu dès le XIe siècle. On devait en effet à Robert II mort en 1031 la construction du premier château fort, et à Amaury Ier, mort en 1054 la construction des remparts encore çà et là visibles. Rappelons aussi que par le mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292, la ville fut un temps dépendante de la Bretagne. Du château, il ne reste peu de choses, quelques ruines et le donjon, mais classés. 

En fait la ville a été marquée par la Bretagne, avec même je crois un pardon breton…

Absolument, Robin, rappelons qu’un pardon est une fête typique de Bretagne, une sorte de pèlerinage, et de fait en 1899, eut lieu le premier pardon, le dernier datant de 1977. Et en 2009, on fêta le 110e anniversaire du pardon breton. D’où aussi un superbe buste d’Anne de Bretagne, où elle est particulièrement belle. Enfin, citons un Montfortois à la voix d’or : Florent Pagny qui y est né en 1961, et puis un acteur et réalisateur que j’aime bien : Guillaume Canet, qui y est né 1973. Ils ont du talent les Montfortois.