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Au nom des lieux

Mairie de Morangis
Mairie de Morangis - CyrilB1881 - CC

On doit le nom de Morangis à Jean-Jacques Barillon

Diffusion du vendredi 17 novembre 2017 Durée : 1min

Bon, on ne va pas y aller à pied, même si la ville où nous nous rendons est totalement intégrée à l’agglomération parisienne, c’est tout de même à 18 km au sud de Paris, dans l’Essonne. Il s’agit de Morangis, avec une petit cours d’eau naturel, le Bief qui rejoint l’Yvette sur sa rive gauche et, je crois, une population qui a énormément augmenté.

Qui a doublé en effet dans la Seconde moitié du XXe siècle, en à peine 40 ans. Du petit village jadis occupé par des vignerons, des maraîchers et des congrégations religieuses, on est passé, à une ville de 12 000 habitants, commune de type résidentiel en même temps que zone économique active. La cause en est la proximité de Paris, desservie par l’A6 entre autres mais aussi ce qu’on appelait la « route de la Seine, » en l’occurrence la route départementale 118. On sait par exemple qu’au XIIIe siècle, autour de l’église Saint-Michel qui venait d’être construite, ne se regroupaient qu’une centaine d’habitants. C’est en fait au XVIe et XVIIe siècle, que la population a commencé à augmenter, notamment avec l’arrivée de la bourgeoisie parisienne. Mais au XVIIe, sur la carte, la commune ne s’appelait pas Morangis.

Là, vous nous intriguez. Alors quel nom portait donc cette commune, et pourquoi a-t-elle changé de nom ?

Eh bien au départ, ce qui est aujourd’hui appelé Morangis s’appelait Louans, sans doute l’agglutination du nom d’une personne, lovo avec le suffixe ante, désignant la terre, rien n’étant ici très sûr. En revanche, on doit le nom de Morangis à Jean-Jacques de Barillon, seigneur de Louans et chancelier du Roi. En 1689 il obtint en effet de Louis XIV le titre de Comté pour Louans avec l’autorisation de commuer le nom en Morangis, nom du village champenois dont son oncle était seigneur. Et voilà comment les habitants devinrent Morangissois ! Mo(n)trangis signifie en Champagne un « mont », roux. Après tout à Morangis, se dressent la Butte rouge et la Butte au Sable qui culmine à 100 mètres ! Bien vu Jean-Jacques de Barillon