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Montreuil

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Au nom des lieux du lundi 10 octobre 2016

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Ce matin, on franchit le périphérique à l’est, au sud du département de la Seine-Saint-Denis, et on passe à Montreuil.

Montreuil

Ce matin, on franchit le périphérique à l’est, au sud du département de la Seine-Saint-Denis, et on passe à Montreuil.

Une ville peuplée depuis le néolithique, et qui culmine avec trois petites collines, d’où une pente qui la fait passer de 52 mètres aux abords de Paris à 117 mètres en s’en éloignant, ce qui détermine du même coup deux zones d’habitation, le bas Montreuil et le Haut-Montreuil. Montreuil n’est pas un nom de ville isolé. Dans le Pas-de-Calais, il y a la charmante ville de Montreuil-sur-mer et, dans le Maine-et-Loire, Montreuil-Bellay. C’est ce qui explique que dans nos dictionnaires, on lise pour notre région Montreuil ou Montreuil-sous-Bois, parce que, pendant un temps, la commune s’appela comme cela pour les administrations afin de bien distinguer les différents Montreuil, et les Montreuillois du Pas-de-Calais de ceux de l’Île-de-France.

Si plusieurs villes portent le même nom, c’est sans doute qu’elles ont un point commun ?

Effectivement, elles tirent toutes trois leur nom du fait qu’elles abritaient jadis un petit monastère, monasteriolum en latin, ce qui se déforma en Monsteriolo pour donner finalement Montreuil au XVIIe siècle. C’est en 722 qu’on atteste de ce petit monastère près de Paris, puis au XIIIe siècle était construite l’église Saint-Pierre-Saint-Paul, lieu de culte du roi quand il était en résidence à Vincennes. À ne pas oublier : sur les coteaux on bénéficiait naguère d’une spécialité très appréciée, les pêches issues des célèbres murs à pêches propices à leur maturation. En 1750, sur huit cents familles, six cents étaient au service des pêches dites de Montreuil. Alors un regret : que le cinéaste Georges Méliès qui y vécut n’en ait pas filmé la récolte. Même si à Montreuil on aura toujours la pêche

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