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Palaiseau

Polytechnique - Palaiseau

Au nom des lieux du mardi 4 octobre 2016

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Nous voilà en Essonne, à Palaiseau, au sud-ouest de Paris, ville vallonnée traversée par l’Yvette mais qui accueille aussi sur son plateau, l’École polytechnique

Palaiseau

Nous voilà en Essonne, à Palaiseau, au sud-ouest de Paris, ville vallonnée traversée par l’Yvette mais qui accueille aussi sur son plateau, l’École polytechnique.

Et qui fut un domaine royal au VIe siècle, lorsque Childebert Ier y construisit un petit palais – palatiolum en latin – et voici d’où vient le mot délicieux de Palaiseau, petit palais. D’ailleurs pas si petit que cela si on en juge à une gravure qui date d’Henri IV, où est il est représenté avec encore ses neuf tours. De ce palais, il ne reste hélas aujourd’hui qu’une belle arcade encadrée de contreforts, ainsi qu’une porte du XVe siècle, près de l’Église Saint-Martin. De fait, Palaiseau s’est trouvé successivement sur deux axes essentiels : la route royale de Chartres à Paris, puis au XIXe siècle, la voie de chemin de fer inaugurée en 1846, qui redonna à Palaiseau son bel élan. Et ce que peu savent c’est que Pierre Larousse en parle avec grand plaisir, avec des souvenirs personnels.

Dans son Dictionnaire du XIXe siècle ?

Tout juste ! avec un article consacré à Palaiseau : « Bourg de France à 15 km de Versailles, à 17 km de Paris, sur la ligne de cette ville… sur la rive gauche de l’Yvette, au pied d’un joli coteau boisé » écrit-il en 1876. En fait, Larousse aimait beaucoup arpenter avec sa chienne les coteaux de la ville et, dans sa Revue de l’École normale, il signale l’auberge dite "À la bonne femme", en expliquant qu’il aurait fallu l’écrire f-a-m-e, qui voulait dire alors fameux, « bonne fame » signifiant autrefois « de bonne renommée », c’est l’origine du « remède de bonne femme ». D’ailleurs , comment imaginer une bonne femme dans un petit palais ? Les palaisiennes sont forcément des princesses !

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