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Au nom des lieux

Pascal Obispo en concert à Film Pleyel
Pascal Obispo en concert à Film Pleyel

Pascal Obispo à la Salle Playel

Diffusion du mardi 12 février 2019 Durée : 2min

Ce matin, on part visiter une salle de concert au nom mythique, au 252 de la rue du Faubourg Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement : il s’agit de la Salle Pleyel, qui porte le nom d’une célèbre manufacture de piano. Pleyel, c’est le nom d’un pianiste qui a fabriqué ses propres pianos ?

En effet, et il faut remonter à 1757, date de naissance de Ignaz Pleyel né en Basse-Autriche. Il est le fils d’un instituteur, et très vite pianiste exceptionnel au point d’être l’élève favori de Joseph Haydn. En 1783, le voilà à Strasbourg où il prend la direction de l’École de musique du Prince de Rohan, et devient maître d’orchestre de la Cathédrale de Strasbourg, tout en se voyant accorder la citoyenneté française. En 1807, il monte à Paris et ouvre une boutique d’édition musicale, où il publie ses œuvres et celles de Haydn et Mozart. Il commence alors à fabriquer ses propres pianos, mais ce sera son fils Camille, également virtuose, qui les perfectionnera et donnera à la Maison un nouvel essor. Et à Frédéric Chopin de faire aussi de son côté la promotion des pianos Pleyel dans le monde entier. 

Est-ce que c’est Camille Pleyel qui va lancer la célèbre salle Pleyel. 

Oui. De fait, pour le piano, instrument très sonore, assorti aux autres instruments, on manquait de lieux pour les concerts, et en 1830, Camille Pleyel inaugure ce qu’on appelait alors un salon musical, 9 rue Cadet, qui fut très fréquenté. Puis ce fut la première grande salle dédiée à la musique rue Rochechouart, avec 550 places assises, et enfin l’apothéose avec la Salle Pleyel ouverte en octobre 1927 au Faubourg Saint-Honoré, véritable temple de la musique classique, mais aussi du jazz, accueillant les plus grands artistes. Conçue dans le style Arts déco, la salle Pleyel a accueilli aujourd’hui plus de 25 millions de spectateurs et 20 000 concerts. Et ce soir qui s’y produit ? Pascal Obispo. 

Avec une caractéristique signalée dans votre bouquin « les Secrets des mots ».

Eh bien oui, Pascal Obispo c’est l’anagramme de Pablo Picasso, un joli hasard !