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Au nom des lieux

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Pierrefitte

Par le jeudi 3 novembre 2016
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Archives nationales de Pierrefitte
Archives nationales de Pierrefitte © Maxppp - Nathalie Perrier - Le Parisien

Nous voici ce matin dans la Seine-Saint-Denis, entre Saint-Denis et le département du Val d’Oise, à Pierrefitte et plus précisément Pierrefitte-sur-Seine, mais la Seine n’y passe pas pourtant.

Nous voici ce matin dans la Seine-Saint-Denis, entre Saint-Denis et le département du Val d’Oise, à Pierrefitte et plus précisément Pierrefitte-sur-Seine, mais la Seine n’y passe pas pourtant ?

C’est vrai, on se situe à dix kilomètre au nord de Paris, il y a bien quelques ruisseaux, mais qui ont été enterrés et c’est la nationale un qui irrigue Pierrefitte et en rien la Seine. C’est en 1920, pour faciliter le travail de la poste et préciser le rattachement de la ville au département de la Seine que Pierrefitte est devenu, Pierrefitte-sur-Seine. Au IXe siècle, il s’agissait d’une propriété de l’abbaye de St-Denis, détruite pendant la guerre de cent ans. Puis au XVIIe siècle, ce fut un petit village d’agriculteurs et de carriers, travaillant dans des carrières de gypse - la pierre à plâtre - sur les contreforts de la Butte-Pinson.

Est-ce que c’est là l’origine du mot ? Dans Pierrefitte, on reconnaît bien le mot pierre ?

En effet, qui vient du latin petra, mais bien avant les carrières, on attestait déjà au neuvième siècle du latin petra ficta, pierre figée au sol, probablement un menhir et nous voilà du côté d’Obélix ! Le blason de la ville est aussi sous le signe des rochers avec trois pierres blanches dressées vers le ciel pour les carrières de gypse et un pinson au sommet de la pierre centrale, qui rappelle la Butte Pinson. Deux bâtiments récents entrent dans l’histoire de la ville : l’église Sainte Thérèse de Joncherolles construite en 1962, avec des matériaux traditionnels et une immense toiture d’ardoises, et le nouveau centre des Archives nationales, 84 000 mètres carrés, 320 kilomètres linéaires de stockage de livres. Ah si j’avais ça pour mes dictionnaires ! Bon, d’accord, je n’en ai tout de même pas 320 km linéaires